Mettre en pratique la gouvernance de l’IA pour un impact positif

Le pouvoir de mettre en pratique la gouvernance de l’IA

Pour que l’intelligence artificielle (IA) dans le gouvernement ait un impact positif, elle doit être fiable tant pour les employés qui l’utilisent que pour les citoyens dont les vies peuvent être affectées. La gouvernance de l’IA est essentielle pour garantir une utilisation responsable.

Le décalage entre l’adoption et la gouvernance de l’IA

Un rapport récent d’IDC sur l’impact des données et de l’IA a révélé que, bien que 78 % des organisations du secteur public à l’échelle mondiale déclarent avoir pleinement confiance en l’IA, seulement 40 % ont investi dans la gouvernance et les garanties nécessaires pour fonder cette confiance.

Ce décalage est significatif. L’IA n’est plus confinée à des projets pilotes ou à des expérimentations en back-office. Elle est de plus en plus intégrée dans les flux de travail quotidiens du gouvernement, automatisant des tâches autrefois réalisées manuellement par des fonctionnaires. Nous devons donc nous interroger sur la confiance que les employés et les citoyens peuvent accorder à ces systèmes.

La gouvernance de l’IA : un cadre stratégique et opérationnel

La gouvernance de l’IA est le cadre qui assure que l’IA est fiable, éthique et conforme. Elle englobe la surveillance, la conformité, les opérations et la culture pour fournir les garde-fous nécessaires à une gestion responsable de l’IA tout au long de son cycle de vie.

Au-delà de la conformité

La gouvernance ne doit pas être uniquement synonyme de réglementation. La confiance doit être le point de départ pour les gouvernements. La politique est souvent le mécanisme utilisé pour délivrer cette confiance à grande échelle. La gouvernance doit être intégrée dès le début, avec des mécanismes de responsabilité et de transparence.

Une intentionnalité qui drive la confiance opérationnelle

Les risques de l’IA dans le secteur public vont des dommages personnels (comme des déterminations de bénéfices injustes) aux dommages systémiques (comme l’érosion de la confiance dans les institutions publiques). La gouvernance de l’IA atténue ces risques en établissant des normes claires et des mécanismes de responsabilité.

La question de l’intentionnalité est cruciale : qui en bénéficie ? Qui pourrait être lésé ? L’IA est-elle l’outil approprié pour ce problème ? Cette enquête éthique doit persister tout au long du cycle de vie de l’IA.

La culture et la littératie en IA

La gouvernance est autant une question de personnes que de technologie. La littératie en IA est au cœur de la construction d’une culture d’innovation responsable. Sans une compréhension de base de la façon dont les systèmes d’IA fonctionnent, il est difficile pour les dirigeants et les employés de prendre des décisions éclairées.

À mesure que les gouvernements adoptent davantage l’automatisation, y compris les agents d’IA, le besoin d’une vigilance continue devient encore plus prononcé. La confiance ne se construit pas par accident ; elle est le résultat d’une gouvernance intentionnelle qui évolue avec la technologie.

Il est temps pour les gouvernements d’investir dans la gouvernance de l’IA pour s’assurer que leurs systèmes sont aussi fiables que leurs employés et citoyens s’y attendent.

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