Où les ONG internationales devraient-elles commencer leur parcours en intelligence artificielle générative ?
Il y a quelques semaines, une conversation enrichissante a eu lieu autour de l’intelligence artificielle générative (IA) et de son impact sur les ONG internationales. Beaucoup se sentent dépassées par la rapidité des évolutions technologiques et se demandent comment s’engager dans cette nouvelle ère.
Tout le monde se sent en retard sur l’IA
Une des premières réflexions partagées est que personne n’est réellement en retard. L’effet de FOMO (peur de rater quelque chose) est omniprésent, et beaucoup d’organisations se concentrent sur l’expérimentation prudente plutôt que sur des stratégies bien définies. La plupart des ONG sont encore dans la phase d’expérimentation, et certaines n’ont même pas commencé ce processus.
Que font les autres ONG internationales ?
Il est crucial de comprendre ce qui se passe réellement. Les activités peuvent être classées en cinq couches principales :
- Utilisation personnelle : De nombreux employés utilisent déjà des outils tels que ChatGPT pour des tâches quotidiennes sans le signaler.
- Utilisation institutionnelle : Des outils sont adoptés pour améliorer les processus internes, comme la gestion des connaissances et la rédaction de rapports.
- Utilisation orientée vers le client : Certaines ONG appliquent l’IA dans leurs interactions avec les communautés, bien que cela soulève des questions éthiques.
- Gouvernance : La gestion de l’IA doit être proactive et adaptée à l’évolution rapide des technologies.
- Niveau écosystémique : La collaboration entre ONG pour établir des normes et régulations est essentielle.
Cinq défis clés de l’IA générative pour les ONG internationales
Les préoccupations majeures incluent :
- Des systèmes lents face à une technologie rapide : La gouvernance ne suit pas le rythme des évolutions de l’IA.
- IA cachée : Beaucoup d’utilisations ne sont pas documentées, ce qui entraîne des risques non gérés.
- Manques de compétences : Les employés prennent des décisions liées à l’IA sans formation adéquate.
- Données faibles : Les résultats des modèles dépendent de la qualité des données entrantes.
- Risques de préjudice : Les systèmes d’IA peuvent renforcer les biais et exclure des groupes marginalisés.
Quatre suggestions pour le leadership en IA des ONG internationales
Pour avancer, il est recommandé de :
- Transformer l’IA cachée en opportunité d’apprentissage : Encourager les employés à partager leurs expériences d’utilisation de l’IA.
- Préparer les opérations internes avant de se tourner vers l’extérieur : Se concentrer sur des applications internes à faible risque.
- Construire une gouvernance adaptable : Les politiques doivent évoluer en temps réel pour suivre le rythme des changements technologiques.
- Former tout le personnel : L’alphabétisation en IA doit devenir une compétence de base pour tous les employés.
Où les ONG internationales devraient-elles commencer leur parcours en IA ?
Il est évident qu’il n’y a pas de pénurie d’intérêt pour l’IA, mais un manque de certitude sur où et comment commencer. La plupart des ONG ont déjà commencé ce parcours d’une manière ou d’une autre. Il est crucial d’embrasser l’incertitude et d’engager des conversations ouvertes sur l’IA à tous les niveaux.
