Réglementation de l’IA en Alabama face à l’ordre exécutif de Trump

Réglementation de l’IA en Alabama : Une réponse des législateurs

Les législateurs de l’Alabama introduisent des projets de loi visant à réguler l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans l’État. Ces lois abordent divers aspects, allant de la vérification de l’âge pour les chatbots à l’utilisation de l’IA dans les décisions de santé.

Ordre exécutif de Trump et ses implications

Récemment, le président Trump a émis un ordre exécutif qui empêche les États d’adopter certaines lois liées à l’IA. Cet ordre avertit que les États qui mettent en place des lois strictes sur l’IA ne recevront pas de financement fédéral supplémentaire pour Internet. L’objectif de cet ordre est d’éviter toute confusion parmi les entreprises.

Malgré ces contraintes fédérales, les législateurs de l’Alabama s’efforcent de rédiger des projets de loi qui protègent les citoyens tout en respectant les exigences de l’ordre exécutif.

Propositions de projets de loi

Le représentant de la Chambre de l’Alabama, Parker Moore, a proposé un projet de loi exigeant que les chatbots vérifient l’âge des utilisateurs et apparaissent sous forme de personnages de dessin animé pour les mineurs. Moore a déclaré : « Lorsque vous êtes jeune, vous avez un esprit très influençable. Voir un humain réaliste sur un écran peut influencer cet esprit plus qu’un personnage de dessin animé. »

Des rappels réguliers seraient également affichés pour informer l’enfant qu’il parle à un bot. Moore souligne l’importance de créer des garde-fous pour protéger les jeunes, citant une augmentation des suicides liés à ces relations.

Le projet de loi permet également aux psychiatres d’utiliser des chatbots de thérapie pour aider les adolescents.

Soutien bipartisan

Le soutien bipartisan pour ce projet de loi témoigne de son large attrait. Moore mentionne : « Je ne pense pas que protéger nos enfants, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables, soit une question partisane. »

Régulation de l’IA dans les soins de santé

Le sénateur de l’État, Arthur Orr, a introduit un projet de loi exigeant que les compagnies d’assurance maladie aient un professionnel de la santé humain pour prendre les décisions finales concernant les refus de couverture. Bien que les assureurs puissent utiliser l’IA pour filtrer les réclamations, un médecin doit approuver tout refus. Orr affirme que les décisions de santé devraient être prises par des humains et non par l’IA.

Transparence et lutte contre la désinformation

Le projet de loi House Bill 129 exigerait un étiquetage clair de tout contenu créé ou modifié de manière substantielle par l’intelligence artificielle, afin d’aider les citoyens à distinguer les médias créés par des humains de ceux générés par l’IA.

De plus, le Senate Bill 291 rendrait illégal la création et la distribution de vidéos ou d’images générées par l’IA qui dépeignent faussement une personne en train de dire ou de faire quelque chose qu’elle n’a pas réellement fait, s’attaquant ainsi à la menace croissante des deepfakes et à la fraude d’identité facilitée par l’IA.

Ces initiatives en Alabama mettent en lumière l’importance croissante de la régulation de l’IA dans notre société moderne, cherchant à équilibrer l’innovation technologique avec la protection des citoyens.

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