Qu’est-ce que l’automatisation de la conformité dans une grande entreprise technologique ?
Les équipes de conformité au sein des grandes entreprises technologiques évoluent sous un niveau de contrôle réglementaire que la plupart des organisations ne rencontrent jamais. Les règlements tels que les règlements de la FTC, les exigences de transfert du RGPD, les obligations du CCPA et les audits SOC génèrent chacun une charge documentaire qui pèse lourdement sur les équipes responsables de leur conformité.
Automatisation des processus manuels
Pour faire face à cette charge, l’automatisation est devenue essentielle. Par exemple, un projet a permis de réduire la préparation manuelle des preuves de plus de 100 heures à quelques minutes. Ce projet a impliqué trois composants clés : des moniteurs de contrôle continus, un mécanisme d’escalade des échecs et la génération automatique de preuves.
Les preuves générées sont accessibles dans un système qui permet aux auditeurs de les consulter facilement, réduisant ainsi le fardeau manuel sur les équipes métiers et technologies lors des audits.
Résistance aux nouveaux outils
Les équipes de conformité dans les grandes organisations sont souvent réticentes à adopter de nouveaux outils. Lors d’une refonte d’un portail pour 80 000 employés, il a été crucial de répondre aux commentaires des utilisateurs concernant la satisfaction client et les problèmes d’interface utilisateur (UI).
Avant le déploiement, des réunions avec des utilisateurs fréquents ont été organisées pour recueillir des retours qui ont permis d’orienter les améliorations de l’UI. Des vidéos explicatives ont également été mises en ligne pour aider les utilisateurs à naviguer dans les nouvelles fonctionnalités.
Intégration de l’IA dans l’évaluation des risques
Les organisations commencent à automatiser les flux de travail manuels, comme l’envoi de rappels, et à construire une logique d’évaluation des risques qui classe un tiers selon des critères prédéfinis. Certaines cherchent également à intégrer les évaluations des risques dans d’autres revues du cycle de vie des tiers afin de créer un processus plus fluide.
Gouvernance de l’IA
La gouvernance de l’IA est également une préoccupation croissante. Les praticiens adoptent une approche centrée sur les risques, cherchant à établir des contrôles audités à travers tout le cycle de vie de l’IA. Il existe une forte demande pour un alignement entre cadres (comme NIST, ISO et l’EU AI Act) afin de réduire la fragmentation.
Les projets doivent être clairement documentés, en mettant l’accent sur le problème à résoudre et l’impact. Les projets visant à satisfaire une exigence réglementaire sont souvent plus facilement acceptés, tandis que ceux qui cherchent à effectuer une atténuation proactive des risques rencontrent plus de résistance.
Risques associés à l’IA agentique
Avec l’émergence de l’IA agentique, les risques nécessitent un cadre de contrôle qui intègre les considérations spécifiques à l’IA. Les organisations doivent envisager de mesurer l’autonomie des agents, y compris ce qu’ils peuvent accéder sans intervention humaine. Des problèmes tels que l’accès excessif et les collusions entre agents doivent être pris en compte.
Conclusions
Les fournisseurs d’outils de conformité IA sous-estiment souvent la complexité des grandes entreprises. Les processus de conformité réels sont exécutés à travers plusieurs systèmes, et une approche statique des contrôles ne suffit plus. Il est essentiel de développer des outils qui facilitent l’automatisation des flux de travail manuels pour une mise à l’échelle efficace.
