AI « se déplaçant à la vitesse de la lumière » : un appel à la régulation urgente
« L’IA se déplace à la vitesse de la lumière », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, soulignant l’urgence de réguler cette technologie révolutionnaire. « Nous avons besoin de compréhensions partagées pour construire des garde-fous efficaces, débloquer l’innovation pour le bien commun et favoriser la coopération. Le Panel aidera le monde à séparer le fait des faux, et la science de l’ineptie. »
Origines du Panel
Les racines du Panel remontent à 2023, suite à la sortie de ChatGPT aux États-Unis et d’autres technologies pionnières, marquant une nouvelle ère dans le domaine de l’intelligence artificielle. M. Guterres a convoqué un groupe de technologistes et d’académiciens de premier plan pour élaborer des recommandations pour une gouvernance sûre.
Vision pour la gouvernance de l’IA
Après une série de discussions approfondies, les experts ont proposé une vision pour une approche de la gouvernance de l’IA bénéfique pour l’humanité. Parmi les idées figurait la création d’un Panel Scientifique International – indépendant mais soutenu par l’ONU. Ce Panel, selon M. Guterres, sera le « premier organe scientifique mondial entièrement indépendant dédié à combler le vide de connaissance en matière d’IA et à évaluer les réels impacts de l’IA sur les économies et les sociétés. »
Fonctionnement du Panel
Les membres du Panel échangeront des idées, effectueront des analyses approfondies dans des domaines prioritaires tels que la santé, l’énergie et l’éducation, et partageront les dernières recherches de pointe.
Candidats diversifiés
Le mercredi suivant, M. Guterres et Amandeep Gill, son Envoyé Spécial sur la Technologie, ont informé les journalistes que les noms de 40 membres potentiels seraient soumis à l’Assemblée Générale, qui aura le dernier mot sur l’adhésion au panel. M. Gill a précisé que les experts de la liste avaient été choisis pour leur expertise reconnue mondialement en matière d’IA. La représentation géographique et l’équilibre des genres ont également été pris en compte.
Les noms proposés incluent Sonia Livingstone (Royaume-Uni), professeur à la London School of Economics et conseillère sur la littératie médiatique et les droits dans l’environnement numérique ; Balaraman Ravindran (Inde), responsable du Département de Data Science et d’IA à l’Institut Indien de Technologie à Madras ; et Maria Ressa (Philippines), la célèbre journaliste et lauréate du Prix Nobel de la Paix.
Rechercher un consensus
Avec son adhésion large et diversifiée, les attitudes divergentes envers la régulation et les tensions géopolitiques croissantes, la capacité à forger un consensus pourrait s’avérer difficile. Mais M. Gill a souligné que, même pendant la Guerre Froide, les scientifiques du monde entier ont pu collaborer sur des questions d’importance internationale.
« C’est l’un des atouts des Nations Unies de fournir ces mécanismes où la compréhension scientifique et la compréhension commune peuvent être avancées », a-t-il déclaré.
Prochaines étapes
L’Assemblée Générale devrait prendre la décision finale sur l’adhésion le 12 février, et le premier rapport du Panel doit être remis d’ici juillet.
