Un expert des Émirats arabes unis nommé au panel de l’ONU pour façonner la gouvernance mondiale de l’IA
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé avoir soumis à l’Assemblée générale des Nations Unies une liste de 40 spécialistes du monde entier, dont Tuka Alhanai, dans le cadre de la création d’un panel scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle.
S’exprimant au siège de l’ONU à New York, Guterres a déclaré que cette initiative marquait une étape décisive pour garantir que l’IA « serve l’ensemble de l’humanité ». Ce panel est créé en réponse à un mandat des États membres de l’ONU dans le cadre du Pacte pour l’avenir, qui appelle à des approches multilatérales renforcées concernant les technologies émergentes.
Un panel scientifique mondial indépendant
Guterres a décrit cet organe comme le premier panel scientifique mondial entièrement indépendant dédié à l’évaluation de l’impact réel de l’intelligence artificielle sur les économies et les sociétés. Avec l’IA évoluant à une vitesse sans précédent, il a souligné qu’aucun pays ne pouvait saisir pleinement ses implications seul.
« L’IA avance à la vitesse de la lumière », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une compréhension partagée pour établir des garde-fous, encourager l’innovation pour le bien commun et renforcer la coopération internationale.
Objectifs du panel proposé
Le panel proposé visera à séparer la science fiable de la désinformation et à fournir un point de référence impartial pour les gouvernements à un moment où l’IA façonne de plus en plus la vie quotidienne. Ses membres ont été choisis par le biais d’un appel mondial ouvert qui a attiré plus de 2 600 nominations, couvrant des disciplines telles que l’apprentissage automatique, la gouvernance des données, la cybersécurité, la santé publique et les droits humains.
Tous les experts, y compris Alhanai, serviront à titre personnel et indépendamment des gouvernements ou des institutions. Le panel devrait travailler selon un calendrier accéléré, avec son premier rapport devant alimenter une discussion mondiale dirigée par l’ONU sur la gouvernance de l’IA prévue pour juillet.
