La gestion des risques par la cohérence : le rôle de l’IA générative

Tone et gestion des risques : le rôle de GenAI

Dans des environnements à haute vitesse, le ton n’est que rarement cosmétique. Il constitue un élément fondamental de la gestion des risques.

Les cabinets d’avocats se retrouvent de plus en plus à communiquer sur des sujets chargés émotionnellement, politiquement sensibles ou personnellement ressentis. Un message interne peut être perçu différemment selon les bureaux, les générations et les rôles, et ce qui commence comme une communication de routine peut rapidement devenir un problème de crédibilité.

Par exemple, un e-mail annonçant un changement de politique juste après une fusion, ou une note qui tente de « clarifier » des directives de compensation après le début des rumeurs.

Si le ton est mal perçu, le cabinet ne fait pas que paraître maladroit ; cela peut miner la confiance.

Le rôle de GenAI

La GenAI peut aider les dirigeants à tester le langage avant envoi : identifier des phrases qui pourraient être perçues comme désinvoltes ou trop catégoriques, rédiger des alternatives adaptées à différents publics et réduire les erreurs évitables qui transforment des messages ordinaires en problèmes de réputation.

Cela ne fonctionne qu’avec l’expérience humaine et la révision finale. L’outil est un second œil, pas l’auteur.

GenAI n’est pas seulement un outil de productivité ou un risque de conformité. Dans un cabinet d’avocats, il peut également servir d’outil de cohérence. Il peut soit accélérer le dérive, soit aider à la contrer.

Les risques et la gouvernance de GenAI

Des sanctions judiciaires récentes et de nouvelles directives éthiques rendent les enjeux clairs :

  • Dans l’affaire Mata v. Avianca, Inc., un juge fédéral a sanctionné des avocats après qu’un dépôt a inclus des citations de cas fabriquées générées par l’IA.
  • Les associations d’avocats ont émis des avis formels soulignant que les avocats restent responsables de la compétence, de la confidentialité et de la supervision lors de l’utilisation de GenAI.
  • Les tribunaux s’organisent également autour des risques et de la gouvernance de l’IA, non pas comme un concept futur, mais comme un fait opérationnel.

La plupart des cabinets répondent à cela par des contrôles, et ces contrôles sont importants. Mais le risque plus large est le dérive.

La communication se fragmente dans un monde qui évolue déjà trop vite. Les informations arrivent incomplètes. Les équipes réagissent en parallèle. Les décisions rebondissent à travers des réunions, des discussions et des documents. Au moment où un message atteint les personnes qui en ont besoin, l’intention s’est estompée, et l’interprétation comble les lacunes. La signification se dégrade à mesure qu’elle voyage.

Dans les cabinets d’avocats, cette dégradation coûte cher. Lorsque la communication échoue, les rumeurs comblent les lacunes. L’interprétation remplace l’intention. La confusion devient politique.

Travail de cohérence en pratique

Voici à quoi ressemble le travail de cohérence :

1. Clarté des décisions

La partie difficile de la prise de décision n’est pas de décider. La clarté consiste à maintenir les décisions nettes après qu’elles ont été prises : qui a décidé quoi, quand, et ce que cela signifie pour les clients, les affaires, le personnel et les délais. GenAI peut aider à convertir des notes brutes en enregistrements décisionnels structurés avec des propriétaires, des justifications et des impacts en aval, afin que le cabinet ait une véritable mémoire au lieu d’un consensus flou.

2. Communication ciblée avec une vérité unique

Les cabinets diffusent souvent des messages que beaucoup de gens manquent ou envoient des messages fragmentés qui se contredisent. GenAI peut aider à adapter les communications par public tout en préservant une source autoritaire, afin que les groupes de pratique n’improvisent pas leurs propres versions des mêmes directives.

Dans ce monde rapide, l’objectif n’est pas le volume. C’est la signification intacte.

3. Détection précoce du dérive

Le dérive se manifeste dans le langage avant de se manifester dans les plannings. Les mises à jour deviennent vagues. Les mêmes questions se répètent. Les dépendances se bouclent. GenAI peut faire remonter ces signaux tôt, pendant que les problèmes sont encore peu coûteux à résoudre.

Les directives éthiques convergent sur un principe : GenAI scale le jugement. Il ne le remplace pas. Si la direction souhaite que GenAI réduise le risque plutôt que de l’amplifier, le modèle de gouvernance doit être clair, spécifique et exécutoire.

Le meilleur argument pour GenAI n’est pas la rapidité, mais la réduction de la fragilité. Il aide à maintenir la signification intacte dans un environnement qui punit l’ambiguïté.

Si vous dirigez un cabinet d’avocats aujourd’hui, la question n’est pas « Comment éviter les erreurs de l’IA ? » mais « Comment maintenir la signification intacte alors que le monde s’accélère ? »

Les cabinets qui prospèrent communiqueront avec cohérence, utilisant GenAI pour protéger la clarté et réduire le dérive, garantissant que l’organisation et ses clients restent alignés.

Traitez la cohérence comme vous traiteriez les conflits : définissez le système, assignez des propriétaires, formez l’organisation et auditez le dérive. Le ton est désormais une partie critique de ce système.

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