U.S. et Chine refusent de rejoindre la déclaration de responsabilité sur l’IA militaire
Le Troisième Sommet sur l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle dans le domaine militaire s’est tenu à A Coruña, en Espagne, du 4 au 5. Ce sommet a abordé la manière dont l’IA militaire peut être utilisée pour renforcer la paix internationale et la sécurité, tout en évitant les risques découlant d’une utilisation irresponsable ou de défaillances des systèmes.
Li Chijiang, directeur général adjoint du Département de contrôle des armements du Ministère chinois des Affaires étrangères, a dirigé la délégation chinoise. Selon un communiqué publié par son ministère, Li a développé le concept chinois d’une « IA militaire centrée sur l’humain » lors du sommet.
Principes de l’IA militaire responsable
Tous les pays doivent respecter un principe de prudence et de responsabilité, abandonner l’obsession de l’avantage militaire absolu et préserver l’équilibre stratégique et la stabilité. Ils doivent également respecter le droit humanitaire international et veiller à ce que les systèmes d’armement restent sous contrôle humain.
Il est conseillé de suivre le principe de « l’IA pour le bien », en promouvant des applications militaires de l’IA qui servent le maintien de la paix et de la sécurité. La gouvernance agile est également essentielle, équilibrant le contrôle de la sécurité, le développement technologique et l’utilisation pacifique par une gestion catégorisée.
La tendance à l’intelligentisation militaire est significative dans le développement des forces armées à l’échelle mondiale. La manière d’utiliser l’IA de manière responsable dans ce domaine est un défi commun pour l’humanité.
Position de la Chine sur l’IA militaire
En tant que puissance majeure en matière d’IA, la Chine accorde une grande importance à la prévention des risques et à la gouvernance de la sécurité dans l’application militaire de l’IA. Li a affirmé que la Chine s’engage à ne pas participer à une course aux armements en IA avec d’autres pays, tout en maintenant la transparence des politiques.
La Chine utilise également les avantages de l’IA militaire dans les opérations de maintien de la paix et l’assistance humanitaire, obtenant des résultats positifs.
Refus des États-Unis et de la Chine de signer la déclaration
85 pays ont participé au sommet, mais seulement 35 ont signé une déclaration conjointe sur la régulation des technologies de l’IA dans la guerre, avec l’absence notable des États-Unis et de la Chine.
Le refus des États-Unis de signer des règles internationales contraignantes sur l’IA militaire découle de plusieurs considérations stratégiques. Washington craint que des règles internationales puissent limiter la flexibilité de déploiement militaire et éroder son avantage technologique.
De même, la Chine a des doutes sur la formulation vague de principes tels que l’utilisation responsable et craint que cela n’entraîne une hégémonie technologique dominée par l’Occident.
Obstacles structurels au sein des deux pays
Deux obstacles structurels partagés empêchent les États-Unis et la Chine de signer la déclaration. Premièrement, l’IA militaire implique des secrets de défense sensibles, rendant la vérification des règles internationales très difficile. Deuxièmement, le rythme de l’itération technologique de l’IA dépasse de loin le cycle de création des règles.
En conclusion, bien que le sommet ait jeté les bases d’une régulation de l’IA militaire, le chemin vers un consensus international reste complexe et semé d’embûches.
