Intégration réussie de l’IA dans les workflows de conformité

Intégration de l’IA dans les workflows de conformité

Il est facile de penser que l’IA et la conformité ne peuvent coexister que dans un contexte dystopique, où des robots imposent des règles. Cependant, l’IA peut jouer un rôle précieux dans les workflows de conformité sans nécessiter d’apocalypse technologique.

Commencer par des gains à faible risque

Pour de nombreux professionnels de la conformité, l’adoption de l’IA peut sembler intimidante, surtout en matière de données sensibles. L’experte en conformité, Elena Shturman, souligne qu’il est impératif de ne pas introduire d’informations sensibles dans des systèmes non sécurisés.

Elle a réussi à intégrer l’IA dans des domaines moins risqués, comme la révision des dépenses, en utilisant des outils tels que Qordata pour détecter rapidement les doublons et les violations de politique. Cela lui a permis d’économiser des heures de révisions manuelles.

L’IA pour soutenir la prise de décision

Mircea Dima, CTO chez AlgoCademy, a observé les avantages et les inconvénients de l’IA en conformité. Un exemple réussi est celui d’une fintech qui a formé un modèle sur trois ans de données de conformité, ce qui a permis de réduire le temps de révision des politiques de manière significative.

Cependant, l’IA a échoué lorsqu’il s’agissait de collecter des preuves pour des audits, démontrant qu’elle ne peut pas toujours saisir la complexité réglementaire. Mircea recommande d’utiliser l’IA pour des tâches répétitives tout en gardant les humains impliqués dans les décisions critiques.

Automatisation de la collecte de preuves

Matt Mayo, propriétaire de Diamond IT, a transformé son processus d’audit en intégrant des outils d’IA pour collecter automatiquement des preuves. Cette automatisation a réduit le temps de préparation des audits de 70 %, rendant le processus continu et gérable. Toutefois, l’écriture de politiques par l’IA a révélé des lacunes contextuelles, ce qui a conduit à un retour à une approche humaine pour la rédaction des politiques.

Conserver l’humain au cœur du processus

Le PDG Peter Murphy a constaté que l’IA peut considérablement réduire le temps nécessaire à la documentation de conformité. Cependant, ses tentatives d’automatisation complète des services clients ont échoué en raison de détails réglementaires ignorés par l’IA.

Peter suggère d’utiliser l’IA pour rédiger des versions initiales de politiques, qui seront ensuite révisées par un conseiller juridique, soulignant ainsi l’importance de l’expérience humaine dans la prise de décisions d’affaires.

Conclusion

L’intégration réussie de l’IA dans la conformité repose sur une collaboration entre l’expertise humaine et l’intelligence artificielle. Commencez par des tâches répétitives et peu risquées où l’IA peut apporter une valeur immédiate, puis élargissez progressivement les workflows tout en maintenant une supervision humaine.

Cette approche réduit les risques d’erreurs coûteuses tout en construisant la confiance dans les systèmes d’IA au fil du temps.

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