Étude sur les Nouvelles Régulations de l’IA dans le Journalisme à New York
ALBANY — Les organisations de presse à New York devraient être tenues de divulguer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le contenu publié et ne peuvent pas utiliser le travail de leurs employés pour former des systèmes d’IA sans notification publique, selon une législation sponsorisée par des démocrates à Albany.
Contexte et Objectifs de la Loi
Le projet de loi, dévoilé ce mois-ci, bénéficie d’un large soutien des syndicats représentant les journalistes, les acteurs et les écrivains. Cependant, des experts en droit du Premier Amendement mettent en garde contre des propositions problématiques. En effet, cela accorderait aux fonctionnaires gouvernementaux un contrôle sur la manière dont les décisions, y compris celles concernant le contenu, sont prises dans les salles de rédaction.
Le New York Fundamental Artificial Intelligence Requirements in News Act, sponsorisé par le sénateur de l’État d’Albany, Pat Fahy, et la députée Nily Rozic, est présenté comme un moyen de protéger l’industrie journalistique vulnérable et d’assurer aux citoyens qu’ils peuvent faire confiance aux nouvelles qu’ils lisent, entendent et voient.
Utilisation de l’IA dans le Journalisme
Dans le journalisme, l’utilisation de l’IA peut être aussi simple qu’un assistant pour la transcription d’interviews, l’écriture de code et la résumé de longues réunions et documents gouvernementaux. De nombreux médias, y compris le Times Union, luttent pour déterminer comment l’utiliser et quand en informer les lecteurs.
Des dizaines de médias ont déjà élaboré des politiques de divulgation similaires à celles proposées à New York, bien que des tensions existent entre le personnel et la direction, souvent en raison de philosophies divergentes sur l’adoption de l’IA.
Impacts de la Loi sur la Confiance Publique
Des études montrent que la divulgation de l’utilisation de l’IA peut entraîner une méfiance accrue du public. Par exemple, une recherche a révélé que les individus divulguant l’utilisation de l’IA étaient perçus comme moins dignes de confiance, indépendamment de la manière dont cette divulgation était faite.
Alex Mahadevan, directeur de MediaWise, a déclaré que ce projet de loi pourrait sembler simpliste et inefficace, bien qu’il reflète les anxiétés des gens concernant l’IA dans le journalisme.
Exigences de la Loi
La loi obligerait les organisations de presse à divulguer pleinement aux journalistes comment et quand l’IA est utilisée dans le milieu de travail. Tous les contenus d’actualités générés par l’IA devraient d’abord être examinés par un employé humain avant publication.
De plus, tout contenu “substantiellement créé” par l’IA doit porter un avis visible, bien que la loi ne précise pas ce qui serait considéré comme “substantiellement créé”.
Réactions et Opinions Contraires
John Coleman, conseiller législatif pour la liberté d’expression, s’oppose également à la loi, notant qu’elle régule en réalité comment les nouvelles sont produites en touchant aux pratiques rédactionnelles et aux flux de travail éditoriaux.
Fahy a insisté sur le fait que le projet de loi n’est pas destiné à interdire l’utilisation de l’IA, mais vise à assurer transparence et responsabilité dans les pratiques médiatiques.
Conclusion
Alors que l’IA continue de se développer rapidement, la nécessité d’établir des normes et des régulations dans le journalisme est indéniable. Cependant, la mise en œuvre de lois telles que le New York FAIR News Act pourrait bien poser des questions délicates sur la liberté de la presse et l’indépendance éditoriale.
