Confusion concernant les règles de l’IA au travail : des milliers de travailleurs australiens exposés à des pertes d’emploi
Des milliers de travailleurs australiens risquent de perdre leur emploi en utilisant l’intelligence artificielle (IA) sur leur lieu de travail, sans savoir si cela enfreint la politique de l’entreprise. Un récent sondage révèle une confusion généralisée et une faible sensibilisation aux règles de l’IA imposées par les employeurs.
Connaissance des politiques d’IA
Selon un sondage réalisé par 9News, seulement un tiers des employés australiens savent si leur lieu de travail dispose d’une politique d’utilisation de l’IA et ce qu’elle permet réellement. Ce manque de sensibilisation pourrait avoir des conséquences graves, y compris le licenciement, pour les employés qui utilisent l’IA d’une manière qui enfreint la politique de leur employeur.
« Les conséquences suivront généralement la même logique que toute autre violation de la politique de l’entreprise », a déclaré un professeur associé de droit du travail à l’Université de Technologie de Sydney.
Conséquences des violations
Le tribunal des affaires équitables a confirmé des licenciements lorsque des employés ont enfreint des politiques relatives à la gestion des données, à la confidentialité, aux médias sociaux et à la sécurité de l’information.
Utilisation de l’IA au travail
Selon le sondage, près de 20 % des répondants employés admettent utiliser l’IA au travail au moins une fois par jour. Près de la moitié de ces travailleurs déclarent s’appuyer sur l’IA plusieurs fois par jour. Plus de 60 % des répondants indiquent qu’ils n’utilisent pas du tout l’IA au travail, tandis que 19 % rapportent l’utiliser de manière hebdomadaire.
Parmi les travailleurs qui utilisent l’IA, la majorité s’appuie sur des outils tels que ChatGPT, Google Gemini et d’autres plateformes principalement pour des tâches mineures, telles que la rédaction d’e-mails et la vérification de l’orthographe.
Près d’un tiers des travailleurs déclarent utiliser l’IA pour produire des travaux plus substantiels, comme des rapports et des présentations. D’autres usages incluent environ 10 % des répondants qui se servent de l’IA pour des tâches telles que la traduction, la recherche, la rédaction de retours, la production d’œuvres d’art et la réponse aux questions des clients.
Connaissance des politiques d’IA chez les travailleurs
Seules 32 % des travailleurs australiens utilisant l’IA affirment être au courant d’une politique d’utilisation de l’IA de leur employeur et de ce qu’elle implique, ce qui soulève de vives inquiétudes.
Les experts soulignent que même sans politique, un employeur pourrait discipliner un employé si l’utilisation de l’IA causait une violation de la confidentialité, la divulgation d’informations confidentielles, des dommages à la réputation, ou des résultats dangereux ou discriminatoires.
Conclusion
La situation actuelle met en lumière la nécessité d’une meilleure communication des politiques d’IA dans les entreprises, afin de protéger les employés et de garantir un environnement de travail sûr et conforme.
