SAS : La gouvernance de l’IA séparera les gagnants des perdants en 2026
Le secteur de l’IA fait face à un changement fondamental en 2026, alors que les organisations subissent une pression croissante pour démontrer leur responsabilité dans le déploiement de l’IA. Selon les prévisions d’un fournisseur de logiciels d’analyse, SAS, l’ère de l’innovation non régulée cèdera la place à une période où les considérations éthiques et les cadres de gouvernance deviendront des différenciateurs compétitifs au lieu d’ajouts optionnels.
La nécessité d’une gouvernance proactive
“En 2026, le débat sur l’IA ne sera plus une question d’innovation contre confiance”, suggère un expert de SAS. Alors que la régulation gouvernementale de l’IA reste incohérente, l’autogouvernance des entreprises devra inclure les garanties nécessaires pour permettre une utilisation responsable de l’IA dans l’entreprise.
Cette prédiction arrive alors que l’enthousiasme pour l’IA rencontre un scepticisme généralisé dans le secteur technologique. Parallèlement aux progrès des capacités de l’IA, des préoccupations concernant les bulles de marché potentielles, la consommation d’énergie et les projets pilotes échoués créent un environnement où les fournisseurs et les utilisateurs sont confrontés à des questions sur la valeur ajoutée et l’intégrité opérationnelle.
Pression réglementaire croissante
Le calendrier pour l’action des entreprises est de plus en plus compressé. Le Règlement sur l’IA de l’UE, entré en vigueur en août 2024, exige que les organisations classifient et documentent les systèmes d’IA à haut risque d’ici août 2026. Des exigences de transparence pour le contenu généré par l’IA entreront également en vigueur à ce moment-là, avec des amendes atteignant 7% du chiffre d’affaires annuel mondial en cas de non-conformité.
Crise de crédibilité pour les adopteurs précoces de l’IA
SAS avertit que les adopteurs précoces de l’IA sont confrontés à une crise de crédibilité. Les organisations qui ont priorisé la rapidité au détriment d’une mise en œuvre responsable seront exposées à des échecs similaires à ceux rencontrés par d’autres technologies dans le passé. L’expert de SAS souligne que ces expositions entraîneront des pertes de crédibilité significatives alors que l’IA “commoditisée” devient visible pour un public plus large.
La nécessité d’une stratégie de gouvernance intégrée
Reggie, un autre expert de SAS, argumente que les organisations qui réussiront en 2026 seront celles qui reconnaîtront la gouvernance comme une partie intégrante de leur stratégie d’IA. “Les organisations qui prospèrent ne seront pas seulement celles qui déploient l’IA en premier ; ce seront celles qui reconnaissent la réalité stratégique que la gouvernance n’est pas une contrainte sur l’innovation, mais un compagnon nécessaire.”
Les architectures d’IA souveraine gagnent du terrain
La déconnexion entre la préparation déclarée et la capacité opérationnelle s’étend également à la gestion des données. Une enquête de Publicis Sapient a révélé que les organisations qui affirment être prêtes pour l’IA manquent des fondations de gouvernance des données nécessaires au fonctionnement fiable des systèmes autonomes.
La souveraineté des données est devenue une préoccupation majeure, en particulier pour les organisations opérant sous des exigences de conformité strictes. Marinela, une experte de SAS, anticipe des changements fondamentaux dans la manière dont les entreprises structureront leur infrastructure d’IA, demandant un contrôle sur leurs données, modèles et infrastructures.
Données synthétiques comme atout stratégique
Les experts de SAS identifient également les données synthétiques comme une technologie clé pour naviguer dans les limitations de la vie privée et les exigences de conformité. Le marché des données synthétiques devrait atteindre 6,6 milliards USD d’ici 2034. Ces données offrent une solution potentielle en permettant aux organisations d’entraîner et de tester des systèmes d’IA sans exposer d’informations sensibles.
Conclusion : Une correction de marché en vue
Au final, la transition vers la gouvernance et la responsabilité marquera une correction de marché pour l’IA. “2026 marquera le début de la reconnaissance du marché de l’IA – lorsque l’engouement se heurtera à la gouvernance et que seule l’innovation responsable perdurera”, conclut un expert de SAS.
