Réglementations sur l’IA en Floride : Conflit entre DeSantis et la Chambre

Régulations sur l’IA en Floride : La position du gouverneur DeSantis

Le gouverneur Ron DeSantis met en garde contre les dangers sérieux de l’intelligence artificielle (IA) et plaide pour des régulations étatiques. Cependant, le président de la Chambre, Daniel Perez, adopte une approche différente, préférant un contrôle fédéral à des lois étatiques.

Cadre réglementaire proposé

Au Sénat, des projets de loi visant à établir un cadre réglementaire pour l’IA sont en discussion. Parmi eux, le projet de loi SB 484, qui aborde des questions clés telles que l’utilisation de l’électricité et de l’eau pour faire fonctionner de grands centres de données, et le SB 1118, qui vise à créer une exemption de dossiers publics pour protéger les informations sur ces centres pendant un an.

Un autre projet, le SB 482, propose une « Déclaration des droits de l’IA », qui inclut des contrôles parentaux et des limites concernant les contrats des agences gouvernementales avec des pays étrangers.

Retard à la Chambre des représentants

Malgré ces initiatives au Sénat, la Chambre n’a pas proposé de législation similaire. La version de la Chambre de la « Déclaration des droits de l’IA » (HB 1395) a été assignée à quatre comités, ce qui est souvent un signe d’opposition au sein de la direction.

Un facteur de ce retard semble être la nécessité d’équilibrer les propositions de DeSantis avec une poussée fédérale pour des régulations nationales sur l’IA, ce qui souligne l’importance de la politique technologique au niveau national.

Conflit de positions

Perez, un républicain de Miami, a exprimé son désaccord avec l’approche de DeSantis, soulignant que la technologie ne devrait pas être régulée à un niveau étatique. Selon lui, la politique technologique nationale doit être considérée comme une question de sûreté nationale.

Préoccupations du gouverneur

Lors d’une table ronde sur l’IA à New College of Florida, DeSantis a insisté sur la responsabilité de l’État de canaliser la technologie pour le bénéfice des citoyens, en mettant en garde contre des scénarios où l’IA pourrait remplacer l’expérience humaine.

Parmi ses préoccupations figurent l’utilisation de chatbots pour manipuler des adolescents et les impacts des grands centres de données sur les coûts d’électricité et la demande en eau.

La Déclaration des droits de l’IA

La proposition de loi de Tom Leek, sénateur républicain, vise à établir un droit pour les parents de contrôler les interactions de leurs enfants avec l’IA, ainsi qu’à garantir que les citoyens sachent s’ils communiquent avec un humain ou un système d’IA.

Cette mesure interdirait également aux agences gouvernementales de conclure des contrats avec des entreprises d’IA liées à des pays jugés préoccupants, tels que la Chine ou la Russie.

Conclusion

Alors que la Floride se débat pour établir un cadre réglementaire pour l’IA, les divergences entre les leaders républicains soulignent la complexité de la situation. Les législateurs doivent naviguer entre les préoccupations locales et les directives fédérales, tout en recherchant des solutions équilibrées pour la technologie émergente.

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