55 Fellows Graduent du Programme de Gouvernance de l’IA Pan-Africaine
Initié par l’OpenSchool, ce programme a diplômé 55 décideurs et leaders institutionnels provenant de 22 pays africains, à l’issue d’un fellowship de quatre mois dédié à la littératie en IA pour les décideurs africains.
Contexte et Objectif du Programme
Co-dirigé par le Dr. Najeeb G. Abdulhamid, ce fellowship visait à renforcer la capacité de l’Afrique à gouverner l’intelligence artificielle (IA) de manière responsable et inclusive. Selon Abdulhamid, le programme a été conçu pour combler un écart critique en matière de politiques à travers différents secteurs.
« L’idée de ce fellowship est née de preuves concrètes, et non d’un engouement. En examinant près de 20 000 réponses concernant l’IA et la littératie numérique, une constatation s’est démarquée : des politiques claires et utilisables pour guider l’utilisation responsable de l’IA étaient remarquablement rares », a-t-il déclaré.
Structure et Format du Programme
Le programme entièrement virtuel a duré près de sept mois de développement avant son lancement. Les volontaires d’OpenSchool se sont réunis chaque semaine pour élaborer le curriculum, recruter des intervenants mondiaux et coordonner la logistique pour les participants.
Un total de 872 candidatures ont été reçues. Soixante-dix candidats ont été présélectionnés, tandis que 55 fellows ont complété le programme.
Activités d’Apprentissage
Le programme comprenait 24 activités d’apprentissage, dont 12 conférences, huit ateliers pratiques, deux masterclasses et trois cours en auto-apprentissage. Les modules ont couvert des thèmes tels que :
- Fondements de l’IA
- Éthique et risque
- Stratégie politique
- Gouvernance basée sur les données
- Pratique de l’innovation
- Mentorat
- Communication appliquée
Projets de Fin d’Études
Les fellows ont été répartis en équipes sectorielles couvrant des domaines tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, la finance et la justice. Chaque équipe a soumis des projets de fin d’études qui seront raffinés dans un document public intitulé National AI Policy Blueprint for Ubuntu.
Ubuntu, un pays hypothétique d’Afrique subsaharienne, a été utilisé comme modèle pour traduire les principes de gouvernance en instruments pratiques tels que des feuilles de route politiques et des cadres réglementaires.
Impact et Perspectives
Les diplômés incluaient des vice-chanceliers, des directeurs de ministères et des leaders de la société civile. La présence de ces figures importantes indique un changement significatif : la gouvernance de l’IA ne se limite plus à un sujet de niche, mais devient un agenda partagé à travers divers secteurs.
Engr. Abba Muhammad Gadanya a décrit cette graduation comme une transition de l’apprentissage à l’action. « Ces 55 fellows ne sont pas simplement des diplômés, mais font partie d’un réseau croissant de leaders informés prêts à façonner la gouvernance de l’IA en Afrique », a-t-il affirmé.
L’impact à long terme du fellowship sera mesuré par les décisions prises dans les ministères et institutions à travers le continent. Enfin, un réseau alumni pan-africain sera lancé pour faciliter le dialogue continu et l’apprentissage entre pairs.
« L’Afrique doit engager l’IA non pas d’une position de réaction, mais d’une position de stratégie, de clarté et de confiance », a conclu Gadanya.
OpenSchool s’engage également à publier un playbook documentant les leçons apprises pour soutenir la réplication du programme à travers le continent.
