Ordonnance de Trump : Fin des régulations étatiques sur l’IA

Trump signe un décret exécutif bloquant les États dans la régulation de l’IA

Le président Donald Trump a signé un décret exécutif visant à interdire toute loi limitant l’intelligence artificielle (IA) et à bloquer les États de réguler cette technologie émergente. Ce décret crée également une taskforce fédérale dont la responsabilité exclusive sera de contester les lois étatiques sur l’IA.

Contexte et motivations

Lors d’une cérémonie de signature, Trump a souligné l’enthousiasme des entreprises d’IA à vouloir investir aux États-Unis, affirmant que si elles devaient obtenir 50 approbations de 50 États différents, cela serait impraticable. Ce décret représente un retour sur l’échec d’un moratoire similaire de 10 ans sur les lois des États, qui avait été retiré par le Sénat.

Le décret et ses implications

Le décret, intitulé « Assurer un cadre politique national pour l’intelligence artificielle », est perçu comme une victoire pour la Silicon Valley et les entreprises d’IA qui s’opposent à la régulation. Elles soutiennent qu’un ensemble disparate de lois étatiques alourdirait l’industrie avec une bureaucratie inutile.

Malheureusement, le décret n’inclut pas de propositions complètes pour réguler les dommages sociaux, environnementaux et politiques de l’IA, maintenant en place uniquement une régulation fédérale, moins stricte que certaines législations étatiques déjà en vigueur.

Mesures du décret

Le décret impose diverses directives pour empêcher la régulation de l’IA, notamment l’instruction au Ministère de la Justice de créer une taskforce de contentieux sur l’IA chargée de contester les lois étatiques.

Il demande également un examen des lois étatiques existantes qui pourraient « exiger des modèles d’IA qu’ils modifient leurs sorties véridiques », ciblant probablement des États comme la Californie et le Colorado, qui ont mis en place des réglementations sur la sécurité des modèles d’IA et la discrimination algorithmique.

Réactions et critiques

Ce décret a suscité des réactions négatives de la part des leaders étatiques et de divers groupes de défense des droits civiques, qui affirment qu’il accorde plus de pouvoir aux entreprises de la Silicon Valley, exposant ainsi des populations vulnérables aux dangers liés aux chatbots et à la surveillance.

« La campagne de Trump pour menacer et punir les États qui cherchent à passer des régulations sensées sur l’IA est une autre étape vers le transfert de contrôle de cette technologie transformative aux PDG des grandes entreprises technologiques », a déclaré Teri Olle, vice-présidente de l’Economic Security California Action.

Implications futures

Trump a présenté le besoin d’une régulation complète de l’IA comme une nécessité pour le développement technologique et comme un moyen d’empêcher l’idéologie de gauche de s’infiltrer dans l’IA générative.

Le décret s’inscrit dans la volonté de l’administration Trump de faire des États-Unis le leader mondial en matière d’IA, dans un contexte de course armée IA entre les États-Unis et la Chine.

Les critiques du décret, comme Sacha Haworth, directrice exécutive du Tech Oversight Project, le qualifient de « mauvaise politique » et affirment qu’il ne prend pas en compte les préoccupations des groupes de droits et des chercheurs.

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