Interdiction des applications d’IA générant des images explicites : soutien des législateurs de l’UE
Le 18 mars 2026, des législateurs clés de l’UE, influents dans l’élaboration des modifications à l’Acte sur l’IA en Europe, ont exprimé leur soutien à une interdiction des applications d’IA créant des images sexuellement explicites non autorisées. Cette initiative vise à intégrer cette interdiction dans les règles emblématiques du bloc, convenues il y a deux ans.
Cette démarche fait suite à un vote récent des pays de l’UE sur une proposition similaire, en prévision de discussions entre les législateurs et les gouvernements de l’UE concernant le plan de la Commission européenne visant à assouplir certaines parties de l’Acte sur l’IA afin de ne pas perdre du terrain dans la course technologique mondiale.
Vote à venir et attentes des citoyens
Le Parlement européen votera sur la proposition du groupe le 26 mars. Les législateurs et les gouvernements de l’UE devront ensuite résoudre leurs divergences avant que les modifications proposées par l’exécutif de l’UE puissent être mises en œuvre.
Michael McNamara, un des législateurs en charge de la discussion, a déclaré : « Une proposition visant à interdire les applications dites de nudification est, selon moi, quelque chose que nos citoyens attendent de la part des co-législateurs. »
Réactions aux contenus explicites générés par l’IA
Les contenus sexuellement explicites générés par le chatbot d’Elon Musk, Grok, sur X, ainsi que des deepfakes sexuels intimes produits par Grok, ont suscité une répression de la part des gouvernements et des régulateurs, allant de l’Europe à l’Asie.
Modification des règles sur les systèmes d’IA à haut risque
Les législateurs ont également voté pour retarder certaines règles relatives aux systèmes d’IA à haut risque jusqu’au 2 décembre de l’année prochaine, arguant que des normes clés pourraient ne pas être finalisées d’ici le 2 août, ce qui pourrait créer une incertitude pour les entreprises. Cette position est en ligne avec celle des pays de l’UE.
L’Acte sur l’IA sera mis en œuvre par phases, ce qui souligne les défis continus auxquels font face les législateurs pour réguler cette technologie en évolution rapide.
