La Slate Générative : À mesure que les répliques numériques s’améliorent, les enjeux juridiques se multiplient
Ce document explore l’utilisation de l’IA générative dans la production et la distribution de contenu. Nous avons atteint un point d’inflexion dans la capacité de l’IA générative à créer du contenu audiovisuel convaincant.
Des exemples troublants dans le monde du divertissement
Dans une avancée qui a suscité à la fois enthousiasme et inquiétude, le cinéaste irlandais Ruairi Robinson a utilisé le générateur vidéo Seedance 2.0 de ByteDance pour produire un clip de 15 secondes mettant en scène une bagarre hyper-réaliste entre Tom Cruise et Brad Pitt.
Dans l’industrie musicale, une entreprise d’IA appelée Codible Ventures a « cloné la voix » d’Arijit Singh, l’artiste le plus suivi sur Spotify, sans son autorisation. Ils ont également utilisé son image dans leur publicité, ce qui a conduit Singh à demander une injonction pour protéger ses droits de personnalité.
Les conséquences des deepfakes
Les vidéos et musiques générées par l’IA provoquent des inquiétudes parmi les créateurs du secteur. La vidéo Pitt/Cruise a déclenché une réaction forte des acteurs et des studios, certains la qualifiant de « déchets », tandis que d’autres ont exprimé leur crainte pour l’avenir de l’industrie.
Des deepfakes sexuellement explicites, comme ceux de Taylor Swift, ont également suscité des réactions outrées, entraînant des appels à des lois criminalisant la pornographie deepfake.
Défis juridiques et adaptations nécessaires
Le droit d’auteur traditionnel n’est pas conçu pour traiter les apprentissages statistiques à partir de vastes corpus ni pour évaluer des créations qui, bien que « nouvelles » sur le plan formel, sont dérivées économiquement. De plus, le droit à l’image suppose une appropriation relativement discrète, alors que l’IA générative synthétise des traits d’identité.
Les législateurs s’efforcent de combler les lacunes perçues dans les régimes juridiques actuels en créant de nouvelles causes d’action, principalement axées sur le contenu sexuel, la manipulation électorale et l’exploitation des performances de célébrités.
Impact sur le système juridique
Les deepfakes créent des problèmes au sein même du système juridique, érodant l’hypothèse selon laquelle les preuves audiovisuelles possèdent un certain niveau de fiabilité.
Alors que la loi évolue, il est nécessaire d’établir de nouvelles normes d’authentification et des régimes de marquage technique pour faire face à ces défis.
Recommandations pour les acteurs du secteur
Les personnes et entreprises impliquées dans la création de contenu doivent :
- Suivre les développements technologiques et explorer comment l’IA générative peut compléter les œuvres créées par l’homme.
- Protéger les droits de propriété intellectuelle en enregistrant les droits d’auteur et en étant vigilants contre les contrefacteurs.
- Aborder les droits liés à l’IA dans les contrats pour éviter les litiges sur l’utilisation des voix et des performances dans les systèmes d’IA générative.
- Suivre les changements législatifs concernant l’IA générative et les deepfakes.
Il est difficile de prédire comment la technologie ou la loi évolueront dans ce domaine, mais il est crucial de rester informé des nouvelles technologies et des nouvelles lois pour protéger les intérêts de chacun.
