Nouveau cadre législatif sur l’IA : la proposition de loi de Blackburn

Le Plan AI de 300 Pages de Blackburn : Création d’un Règlement Fédéral Unique

Le projet de loi proposé par le Sénat pour la législation nationale sur l’intelligence artificielle (IA), dévoilé mercredi, vise à remplacer les lois étatiques en se concentrant sur les réglementations qui protègent les “4 C” : enfants, créateurs, conservateurs et communautés.

Dirigé par la Sénatrice Marsha Blackburn (R-Tenn.), cette mesure, surnommée le TRUMP AMERICA AI Act, compte près de 300 pages.

La proposition fait suite à l’ordre exécutif de Donald Trump de décembre, qui a préempté la législation étatique sur l’IA et a appelé à un cadre unique pour éviter un patchwork de réglementations qui, selon lui, pourrait freiner l’innovation.

Ressources Fédérales Clés

Le projet formalise deux ressources fédérales majeures liées à l’IA, qui ont été récemment des sujets de discussion au Congrès. Le Centre pour les Normes et l’Innovation en IA (CAISI) au National Institute of Standards and Technology (NIST) serait codifié, et une structure de gouvernance et de financement pour le National Artificial Intelligence Research Resource (NAIRR) serait établie.

Blackburn a déclaré : “Au lieu de pousser l’amnistie pour l’IA, le Président Trump a appelé à juste titre le Congrès à adopter des normes fédérales et des protections pour résoudre le patchwork des lois étatiques qui freinent l’innovation de l’IA.”

Protection des Enfants

La proposition exige que les plateformes en ligne et de médias sociaux mettent en œuvre des outils pour protéger les utilisateurs de moins de 17 ans. Les plateformes devront adopter des pratiques de conception plus sûres, ajouter des outils de confidentialité et de contrôle parental, restreindre la recherche sur les enfants et adolescents, et fournir plus de transparence sur le contenu généré par des algorithmes.

La vérification de l’âge sera obligatoire via une pièce d’identité émise par le gouvernement pour les utilisateurs de chatbots mineurs. Les bots devront également indiquer qu’ils ne sont pas des humains ou des professionnels agréés, et rappeler tous les 30 minutes d’utilisation.

Les entreprises pourraient faire face à des pénalités allant jusqu’à 100 000 $ en cas de non-conformité.

Protection des Créateurs

Les titulaires de droits d’auteur disposeraient d’un nouvel outil légal pour forcer la transparence sur la manière dont les modèles d’IA sont formés. Les créateurs soupçonnant que leur travail a été utilisé pour former un système d’IA générative pourraient demander un subpoena pour obliger les développeurs à divulguer les données d’entraînement.

Le projet demande aux agences fédérales, notamment le NIST, de développer des normes et des outils pour identifier et suivre les contenus générés ou manipulés par l’IA.

Adresse des Biais de l’IA

Pour lutter contre ce que Blackburn appelle un “schéma constant de biais” contre les figures conservatrices, elle propose que les développeurs de systèmes d’IA à haut risque réalisent des audits tiers annuels pour détecter la discrimination politique.

Son projet régirait également la manière dont les agences fédérales peuvent acheter et utiliser l’IA, en n’autorisant que les modèles qui respectent des “principes d’IA impartiaux”.

Sécurité de l’IA

Le TRUMP AMERICA AI Act établirait un duty of care de base pour les développeurs de chatbots, exigeant qu’ils prennent des mesures raisonnables pour prévenir tout préjudice aux utilisateurs. Un cadre réglementaire basé sur les risques pour les systèmes d’IA serait également créé.

Les développeurs et déployeurs d’IA seraient tenus légalement responsables des dommages causés par leurs systèmes.

Pour protéger les travailleurs, les entreprises devraient soumettre des rapports trimestriels au Department of Labor sur les effets liés à l’IA sur l’emploi, y compris les licenciements.

Enfin, Blackburn propose des garanties pour s’assurer que les consommateurs ne soient pas injustement chargés par les coûts d’infrastructure liés à l’IA.

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