Réglementation de l’IA : Protéger les emplois et la souveraineté des chaînes d’approvisionnement en Australie

Demande de régulation de l’IA par le Syndicat Maritime pour protéger les emplois australiens et la souveraineté de la chaîne d’approvisionnement

Dans un contexte de crise mondiale de la chaîne d’approvisionnement et de choc pétrolier, le Syndicat Maritime d’Australie appelle le gouvernement Albanese à réguler rapidement l’IA dans des secteurs stratégiques de la chaîne d’approvisionnement tels que le stevedoring et les services portuaires.

Cette demande survient alors que les terminaux à conteneurs contrôlés par Dubai Ports à travers l’Australie font face à un projet d’automatisation et de contrôle par l’IA, poussé par les propriétaires étrangers de la multinationale.

Contexte et enjeux

Dubai Ports opère quatre terminaux à Brisbane, Sydney, Melbourne et Sydney, représentant effectivement une moitié du duopole des terminaux de conteneurs en Australie. L’équipe de direction australienne de Dubai Ports pousse actuellement un agenda d’IA et d’automatisation alimentée par l’ancien PDG mondial, Sultan Ahmed bin Sulayem, qui a récemment démissionné suite à des révélations compromettantes.

DP World, le cinquième plus grand opérateur portuaire mondial, propriété du gouvernement de Dubaï et de familles royales du Golfe, génère des centaines de millions de dollars annuellement à partir des entreprises et des consommateurs australiens, tout en ne payant presque aucun impôt en Australie.

Menaces sur l’emploi

Le rapport lancé par le Centre pour la responsabilité fiscale des entreprises internationales et le Syndicat Maritime d’Australie met en lumière comment Dubai Ports envisage de mettre en œuvre une automatisation à grande échelle en Australie, menaçant jusqu’à 1 000 emplois (plus de 60 % de la main-d’œuvre). Cette automatisation remplacerait des rôles qualifiés et syndiqués par des véhicules sans conducteur et des grues télécommandées.

Cette poussée d’automatisation contredit le Plan National d’IA du gouvernement australien, qui exige une consultation des travailleurs et des syndicats. Les preuves suggèrent que l’objectif principal est de réduire les coûts de main-d’œuvre et d’augmenter les profits, plutôt que d’améliorer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.

Recommandations et conclusions

Le rapport souligne la nécessité d’un cadre de régulation stricte pour garantir la transparence et la responsabilité des systèmes d’IA dans le lieu de travail. Les recommandations incluent :

  • Imposer une surveillance stricte et une transparence pour les systèmes d’IA.
  • Protéger les données des travailleurs et interdire les pratiques de surveillance invasives.
  • Prioriser la sécurité, la sécurité de l’emploi et l’intérêt public par rapport aux profits des entreprises.
  • Garantir des droits de négociation complets et le droit d’action industrielle protégée lors de l’introduction de l’IA ou de l’automatisation.
  • Renforcer la transparence fiscale et s’attaquer aux transferts de bénéfices et aux paiements de redevances offshore.

En conclusion, le Syndicat Maritime d’Australie met en garde contre les risques que pose l’automatisation par des multinationales étrangères sur la sécurité nationale et les besoins économiques de l’Australie. À un moment où la chaîne d’approvisionnement fait face à des impacts significatifs et perturbateurs, permettre à Dubai Ports de déployer l’IA dans nos réseaux de terminaux de conteneurs constitue un risque souverain inacceptable.

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