Politique de la Chine pour accélérer l’adoption de l’IA

“Intelligent everything” : La politique de la Chine pour dynamiser l’adoption de l’IA

En août 2025, le Conseil d’État chinois a émis le plan « AI Plus », un document politique visant à guider l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) à l’échelle sectorielle en Chine. Ce plan fait suite à l’élan initié en juillet 2025, lorsque la Chine a accueilli sa conférence annuelle sur l’intelligence artificielle (WAIC) à Shanghai et a lancé le Plan d’action mondial pour la gouvernance de l’IA.

Qu’est-ce que le plan « AI Plus » ?

Le plan « AI Plus » est un appel à l’action pour accélérer l’application de l’IA dans tous les domaines de l’économie, de l’industrie et de la société chinoises. Il sert de feuille de route pour l’adoption de l’IA, combinant des objectifs nationaux tels que l’augmentation de la consommation, la mise à niveau industrielle, l’innovation scientifique et le bien-être social. Le plan représente une approche globale mobilisant les ressources vers l’IA.

En somme, « AI Plus » est un plan décennal visant à créer, d’ici 2035, une économie et une société intégrées à l’IA, soutenant l’objectif de développement de la « modernisation socialiste » de la Chine.

Succès des plans à long terme précédents

La Chine a un bilan acceptable, bien que imparfait, en matière de réalisation de plans économiques et industriels sur dix ans. Par exemple, le plan Made in China 2025 a été largement couronné de succès dans la réduction de la dépendance technologique étrangère, propulsant le pays vers un leadership mondial dans des secteurs tels que les équipements de transport ferroviaire avancés et les véhicules électriques.

Que demande le plan « AI Plus » ?

À court terme, la Chine cherche à intégrer des « terminaux intelligents » et des agents IA dans les secteurs clés, visant un taux de pénétration de 70 % d’ici 2027. Bien qu’il n’y ait pas de directives précises sur la mesure de cette « pénétration de l’IA », le calendrier serré incite les institutions à mettre en œuvre les initiatives IA rapidement.

Accès aux puces nécessaires pour l’IA

L’accès aux semi-conducteurs avancés est une vulnérabilité clé pour la Chine. Le pays investit dans ses entreprises technologiques pour rattraper son retard dans la fabrication de puces, actuellement dominée par Taïwan. De plus, le gouvernement chinois a récemment demandé à ses plus grandes entreprises IA de ne pas acheter de puces Nvidia en raison de préoccupations de sécurité.

Aspirations de la Chine en matière de gouvernance mondiale de l’IA

Le Plan d’action mondial pour la gouvernance de l’IA de la Chine vise à établir un cadre stratégique pour le développement et la réglementation de l’IA à l’échelle mondiale. Les objectifs incluent le développement de l’IA pour le bien de l’humanité et la promotion d’une approche coordonnée de l’IA éthique.

Le Premier ministre chinois a appelé la communauté internationale à une gouvernance conjointe de l’IA, proposant la création d’une nouvelle organisation internationale pour coordonner le développement de l’IA.

Implications pour l’Australie et l’Indo-Pacifique

Alors que la Chine avance dans l’implémentation de l’IA, l’Australie doit naviguer entre coopération et désaccords avec la Chine. Des domaines comme l’énergie et l’environnement, où l’IA pourrait offrir des avancées technologiques pour la transition énergétique, sont des sujets de coopération potentielle.

La Chine, en tant que fabricant majeur de technologies liées à l’IA, propose des options compétitives pour ces produits à l’échelle mondiale. L’Australie devra donc définir les limites de l’adoption des technologies matérielles chinoises, en particulier pour les infrastructures critiques.

Scroll to Top