Le combat politique de l’industrie de l’IA et son influence sur les législateurs américains
Un réseau de super PAC soutenu par des dirigeants de l’intelligence artificielle a tenté d’éliminer Alex Bores, législateur de l’État de New York, lors d’une primaire démocrate. Malgré sa défaite, Bores est devenu une source d’inspiration pour de nombreux représentants d’État qui souhaitent instaurer des règles plus strictes sur l’IA.
Contexte de la campagne
Le groupe Leading the Future a dépensé 8 millions de dollars pour contrer Bores, tandis que d’autres organisations pro‑régulation, comme Encode AI, ont soutenu son approche. La campagne a transformé Bores en « avatar du mouvement de sécurité de l’IA », attirant l’attention lors d’une conférence nationale à Chicago où des centaines de législateurs se sont rassemblés.
Impact sur les législateurs d’État
Des représentants comme Monique Priestley (Vermont) et Katie Fry Hester (Maryland) citent Bores comme modèle pour affronter le lobby technologique. Des initiatives similaires émergent dans des États tels que la Californie, l’Illinois, le Massachusetts, l’Utah et le Maryland, où les législateurs utilisent l’exemple de Bores pour pousser des projets de loi similaires au RAISE Act de New York.
Financement et contre‑poids
Outre les 8 millions de dollars de Leading the Future, d’autres super PAC comme Public First Action, lié à Anthropic, ont dépensé 12 millions de dollars pour soutenir Bores, illustrant la polarisation financière autour de la régulation de l’IA.
Perspectives futures
Bien que Bores ait perdu sa primaire, il prévoit de rester actif dans le mouvement de sécurité de l’IA, affirmant que « des centaines de millions de dollars sont dépensés pour placer le profit avant la sécurité ». Son rôle pourrait continuer à façonner la législation étatique, même après la fin de son mandat le 1 janvier 2027.
