Naviguer dans l’IA au Travail : Conflits entre Politiques Fédérales et Étatiques
Les législateurs à différents niveaux — fédéral, étatique et local — s’activent pour réguler l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans les décisions liées à l’emploi.
Il est crucial pour les employeurs de se tenir informés de deux récentes initiatives : un projet de loi bipartisan au Sénat américain qui exigerait de certaines entreprises qu’elles rapportent régulièrement sur les décisions de personnel affectées par l’IA, et un projet de loi similaire à la Chambre des représentants qui imposerait une supervision humaine et une divulgation des outils d’IA utilisés dans les décisions d’emploi.
Ces propositions législatives pourraient entrer en conflit avec le récent décret exécutif de la Maison Blanche appelant à un cadre national de régulation de l’IA peu contraignant.
Le Projet de Loi du Sénat : Mises à Jour Trimestrielles sur l’Impact de l’IA
Le 5 novembre, les sénateurs Josh Hawley et Mark Warner ont introduit le AI-Related Job Impacts Clarity Act, visant à accroître la transparence sur l’impact de l’IA sur la main-d’œuvre. Ce projet de loi exigerait des entités concernées de soumettre des rapports trimestriels au Département du Travail, détaillant le nombre d’employés licenciés en raison de l’automatisation par l’IA, le nombre d’employés embauchés grâce à l’adoption de l’IA, et les postes non pourvus pour des raisons liées à l’IA.
Les entreprises devraient également rapporter le nombre d’employés qui ont été requalifiés en raison de l’IA. Ce projet de loi s’appliquerait à des entreprises cotées en bourse ainsi qu’à d’autres entreprises non cotées, dont les critères de sélection seront définis dans les 180 jours suivant son adoption.
Conséquences pour les Employeurs
Bien que le projet de loi soit encore loin d’être adopté, les employeurs devraient se préparer à respecter ses obligations de reporting. Ils doivent déterminer comment l’IA affecte les décisions de personnel et s’assurer que leur documentation interne permet de suivre ces impacts.
Le Projet de Loi de la Chambre : Supervision Humaine et Divulgation des Outils d’IA
En réponse à la poussée du Sénat, un groupe bipartisan à la Chambre des représentants a introduit le No Robot Bosses Act of 2025. Ce projet de loi exigerait des employeurs qu’ils auditent leurs outils d’IA pour détecter la discrimination et le biais, fournissent une supervision humaine des décisions basées sur l’IA, et divulguent leur utilisation des outils d’IA aux employés.
Législations Étatiques Concernant l’IA
Plusieurs juridictions, telles que la Californie et le Texas, ont déjà mis en place des lois régissant l’utilisation de l’IA dans les décisions d’emploi. Par exemple, ces lois interdisent l’utilisation d’IA de manière discriminatoire et obligent les employeurs à notifier les employés lorsqu’ils utilisent l’IA pour des décisions d’embauche.
Décret Exécutif de la Maison Blanche
Alors que les législateurs élaborent des réglementations sur l’IA, la Maison Blanche a émis un décret pour critiquer la régulation excessive des États et appelle à un cadre national qui soit peu contraignant. Ce décret ordonne au procureur général de créer une unité dédiée aux litiges sur l’IA et d’examiner les lois étatiques.
Conclusion
Les projets de loi du Sénat et de la Chambre montrent un intérêt bipartisan pour la régulation de l’IA. Bien que leur adoption soit incertaine, les employeurs devraient dès maintenant surveiller leur utilisation de l’IA et rester informés des évolutions des lois fédérales et étatiques.
