Le Congrès doit diriger la politique sur l’IA, pas les États

Le Congrès doit prendre les rênes de la politique sur l’IA, pas les États

La tentation de « faire quelque chose » sur l’intelligence artificielle (IA) va croître à l’approche des élections de mi-mandat, alors que les médias continuent de se concentrer sur les craintes liées aux dommages anecdotiques de l’IA. En particulier, les législateurs des États vont continuer à poursuivre de nombreuses initiatives liées à l’IA en 2026.

Plus de 1 200 lois liées à l’IA ont été proposées en 2025, dont plus de 180 ont été adoptées. Bien que certaines de ces réglementations puissent être bien intentionnées, et quelques-unes même nécessaires, il est probable que beaucoup d’entre elles enfreignent des principes constitutionnels.

Les défauts constitutionnels des régulations des États

Ces défauts constitutionnels ne peuvent pas être écartés par une analogie entre l’IA et des technologies antérieures où les États ont joué un rôle législatif significatif. L’IA, plus que les technologies qui ont caractérisé les âges agraire et industriel, a des implications pour le commerce interétatique et la liberté d’expression. Par conséquent, elle peut, dans certains cas, violer la clause de commerce dormant ou le Premier Amendement.

Les législateurs qui s’empressent de réglementer l’IA doivent garder ces garde-fous constitutionnels à l’esprit et s’assurer que chaque État reste dans son domaine de réglementation approprié tout en permettant une expérimentation utile.

Une approche fragmentée : les articles de confédération algorithmique

Une approche fragmentée de la gouvernance de l’IA aurait des effets dévastateurs en termes de libre circulation du commerce et de la parole. On pourrait considérer cela comme une sorte de « Articles de Confédération Algorithmique », où les gouvernements des États se verraient accorder une suprématie constitutionnelle de facto dans la régulation des rouages quotidiens de l’économie moderne.

Si le Congrès choisit de rester silencieux sur les questions de gouvernance de l’IA, un scénario de réglementation fragmentée pourrait se dessiner. Un rapport publié en novembre 2025 indique que, suite à l’absence de législation nationale sur l’IA en 2025, les législateurs des États se sentent de plus en plus encouragés à préparer une nouvelle série de combats sur la réglementation de l’IA en 2026.

Les conséquences d’une réglementation État par État

Il est crucial de comprendre que les réglementations étatiques sur l’IA ne peuvent pas être abordées de manière similaire à des produits comme des crayons ou du porc. L’IA nécessite un cadre cohérent en raison de sa nature interconnectée et intangible. Les flux d’informations qui alimentent les modèles d’IA circulent facilement à travers les frontières.

Les législations sur l’IA doivent être soigneusement examinées pour éviter de nuire à l’innovation interétatique et à la liberté d’expression. Des réglementations incohérentes risquent non seulement de créer de la confusion, mais aussi d’imposer des contraintes qui pourraient freiner l’innovation dans ce secteur crucial.

Conclusion

Le Congrès doit donc s’affirmer et créer un cadre politique national qui limite l’émergence d’un patchwork réglementaire d’État. Une approche unifiée est nécessaire pour garantir que les marchés nationaux de l’IA prospèrent tout en protégeant les droits constitutionnels. En fin de compte, la gouvernance de l’IA doit être structurée de manière à favoriser l’innovation tout en respectant les principes fondamentaux de la Constitution.

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