Les femmes et la confiance en l’IA : comprendre les disparités de genre

Les femmes font moins confiance à l’IA que les hommes : une étude de recherche révèle des raisons clés

Depuis le développement de l’intelligence artificielle à un rythme effréné, les femmes se retrouvent souvent sur la défensive par rapport à cette technologie, bien plus que les hommes.

Impact de l’IA sur les femmes

En ce qui concerne les impacts liés au genre de l’intelligence artificielle, il est indéniable que les femmes subissent davantage de conséquences sous forme de harcèlement en ligne, de deepfakes sexuels explicites et de redondance liée à l’IA sur le lieu de travail.

Étant donné les effets disproportionnés sur les femmes, le fossé de confiance envers l’IA s’est élargi, les femmes étant plus sceptiques face à cette nouvelle technologie.

Résultats de l’étude de Harvard Business School

Selon une recherche menée par la Harvard Business School en 2025, les taux d’adoption des outils d’IA sont 25 % moins élevés chez les femmes que chez les hommes. En outre, une femme sur quatre parmi les professionnels de l’IA dans le monde est une femme.

Une nouvelle dimension grâce à Northeastern University

Une étude récente de la Northeastern University à Boston apporte de nouvelles dimensions à cette problématique. L’étude a interrogé environ 3000 Américains et Canadiens et a révélé que l’exposition au risque et la tolérance aux risques liés à l’IA sont deux facteurs majeurs qui suscitent des réponses différentes selon le genre.

Les femmes sont 11 % plus susceptibles que les hommes de croire que les risques de l’IA dépassent ses avantages. Cependant, le fossé de genre en matière de confiance envers l’IA disparaît lorsque les résultats sont clairs et garantis.

Les effets de l’incertitude économique

De plus, les femmes font également moins confiance à l’IA que les hommes en raison des risques économiques liés au déplacement de main-d’œuvre provoqué par l’IA. Les femmes sont confrontées à une exposition plus élevée à l’IA dans des rôles à forte complémentarité qui pourraient bénéficier de l’IA et dans des rôles à fort risque de substitution.

Les chercheurs notent que, bien que les conséquences à long terme de l’IA restent fondamentalement incertaines, les femmes sont plus touchées par ces risques.

Recommandations pour réduire le scepticisme

Pour faire face à la montée du scepticisme parmi les femmes, les chercheurs appellent à des régulations robustes, protégeant les femmes contre les biais de l’IA et les deepfakes. Les décideurs politiques devraient mettre en place de meilleures protections contre le déplacement d’emplois, fournir des compensations et garantir la transparence dans la gouvernance de l’IA.

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