Les progrès de la réglementation de l’IA dans les États républicains
Les États dirigés par le Parti républicain n’avancent pas dans la législation sur l’intelligence artificielle, malgré les appels de la Maison Blanche à établir une norme nationale. Des législateurs républicains expriment cependant des inquiétudes concernant les risques associés à cette technologie émergente.
Tension en Floride
La Floride illustre bien cette tension. Les législateurs ont examiné pendant des mois des propositions du gouverneur Ron DeSantis visant à restreindre l’utilisation de noms, images ou ressemblances de clients par les systèmes d’IA sans leur consentement. Cependant, ces projets de loi peinent à gagner du terrain sous la présidence de Danny Perez, qui préfère laisser les régulateurs fédéraux prendre les devants.
La session législative de Floride devrait se terminer vendredi, soulignant un blocage qui reflète une tension plus large entre les législateurs d’État désireux d’établir des limites pour l’IA et une Maison Blanche qui exhorte les États à attendre la rédaction de règles fédérales.
Débats en Utah
Les législateurs de l’Utah ont également débattu plusieurs projets de loi visant à réguler la technologie, mais la session législative s’est terminée le 6 mars sans adoption de mesures concrètes. Doug Fiefia, représentant de l’État, reste optimiste malgré l’échec de son projet de loi, affirmant que ces questions ne disparaîtront pas.
Il souligne la nécessité de protéger ses concitoyens tout en reconnaissant le besoin d’une norme fédérale.
Réactions de la Maison Blanche
Des responsables de la Maison Blanche soutiennent des garde-fous tels que des protections pour les enfants et contre les deepfakes, tout en affirmant que les règles doivent venir de Washington. En 2025, le président Donald Trump a signé une législation visant à limiter la diffusion d’images deepfake non consensuelles en ligne.
Différences entre États
Les États dirigés par des démocrates avancent généralement avec des propositions plus larges régulant les systèmes d’IA à haut risque et la prise de décision automatisée. En revanche, les législateurs républicains se concentrent sur des mesures plus ciblées, abordant des préoccupations spécifiques comme les deepfakes et la sécurité des enfants.
En Floride, un projet de loi exigeant le consentement parental pour les mineurs utilisant certains chatbots IA est resté bloqué en commission pendant près de deux mois.
Exemples positifs
Malgré les obstacles, certains États républicains comme l’Indiana et le Texas ont réussi à faire avancer des lois. Le gouverneur de l’Indiana, Mike Braun, a signé une loi interdisant aux fournisseurs de santé d’utiliser uniquement des systèmes automatisés pour traiter les demandes sans révision humaine.
Le Texas, quant à lui, a promulgué une loi exigeant que les agences d’État informent les résidents lorsqu’ils interagissent avec des systèmes d’IA sur des sites gouvernementaux, interdisant également la collecte d’identifiants biométriques sans consentement.
Pression fédérale
En décembre, Trump a émis un ordre exécutif demandant aux agences fédérales de s’opposer à ce qu’il qualifie de “réglementation excessive des États” en matière d’IA. Cela pourrait intensifier la pression sur les législateurs d’État et donner aux fonctionnaires fédéraux un moyen de contester certaines réglementations.
Les électeurs, préoccupés par l’IA, veulent des mesures rapides et efficaces, ce qui complique la tâche des législateurs qui cherchent à abandonner les propositions liées à l’IA.
La nécessité d’agir reste pressante pour de nombreux législateurs d’État et défenseurs de la politique de l’IA, alors que les électeurs souhaitent des garanties pour faire face aux risques associés à cette technologie.
