La critique de l’« overregulation » de l’IA par Bart De Wever
Le Premier ministre belge Bart De Wever a vivement critiqué l’« overregulation » européenne dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) dans un nouveau livre publié samedi. Dans cet ouvrage, intitulé « On prosperity », De Wever met en lumière les conséquences néfastes de la réglementation excessive sur la compétitivité économique de l’Europe.
Une réglementation excessive
« En Europe, nous avons largement dépassé la limite de l’overregulation », a affirmé De Wever. Il a souligné que l’approche de l’UE en matière d’intelligence artificielle constitue un exemple flagrant de règles excessives. Selon lui, « aucune des entreprises leaders mondiales dans ce secteur n’est européenne », bien que l’Europe se targue d’être le premier continent à adopter des réglementations étendues concernant l’IA.
Conséquences économiques
De Wever a averti que cette situation rend l’Europe « économiquement moins pertinente dans les secteurs d’avenir ». Son livre aborde la crise que traverse l’Europe pour rivaliser avec des concurrents économiques étrangers, notamment en raison d’un marché du capital fragmenté. Il a souligné que les entrepreneurs européens doivent souvent se tourner vers les États-Unis pour obtenir les fonds nécessaires à leur croissance.
En conséquence, l’Europe n’a pas réussi à produire une seule nouvelle entreprise avec une valeur marchande dépassant 100 milliards d’euros, tandis que les États-Unis ont vu émerger sept entreprises d’une valeur d’un trillion de dollars, telles que Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet, Meta, Tesla et Nvidia. La seule exception citée par De Wever est le fabricant néerlandais d’outils de puces, ASML.
Appel à la création d’une union des marchés de capitaux
De Wever a plaidé pour la création par l’UE d’une « union des marchés de capitaux » à part entière afin d’éliminer les obstacles sur son marché intérieur. En 2024, l’UE a fait la une des journaux en adoptant sa Loi sur l’intelligence artificielle, visant à gérer les risques associés à cette technologie émergente. Cependant, depuis cette adoption, la tonalité a radicalement changé, avec des voix de l’industrie soutenant que la loi empêche l’Europe de rester au diapason dans la course mondiale à la domination de l’IA.
En novembre, la Commission européenne a proposé de réduire certaines dispositions de la Loi sur l’IA et de réformer ses règles de confidentialité afin de favoriser le secteur technologique. Ces propositions visent à alléger certaines obligations et à retarder une partie essentielle des règles concernant les systèmes d’IA à haut risque.
