Le Ministère de l’IT impose une étiquette pour le contenu généré par l’IA
Le gouvernement de l’Union a notifié des amendements exigeant que les contenus générés par l’IA photoréalistes soient clairement étiquetés et a considérablement réduit les délais de suppression de matériel illégal, y compris les deepfakes non consensuels. Ces changements, qui relèvent de la Loi sur la technologie de l’information de 2021, entreront en vigueur le 20 février.
Réduction des délais de suppression
Selon les règles amendées, les plateformes de médias sociaux auront désormais entre 2 et 3 heures pour supprimer certaines catégories de contenu illégal, une réduction drastique par rapport à l’ancienne fenêtre de 24 à 36 heures. Le contenu jugé illégal par un tribunal ou un gouvernement approprié devra être retiré dans les 3 heures, tandis que le contenu sensible, comprenant la nudité non consensuelle et les deepfakes, doit être supprimé dans les 2 heures.
Définition du contenu synthétique
Les Règles d’amendement sur les lignes directrices pour les intermédiaires et le code d’éthique des médias numériques définissent le contenu généré synthétiquement comme “des informations audio, visuelles ou audiovisuelles qui sont créées, générées, modifiées ou altérées artificiellement ou algorithmiquement à l’aide d’une ressource informatique”, de sorte que ces informations semblent réelles ou authentiques.
Obligations des plateformes
Les entreprises de médias sociaux devront demander des divulgations aux utilisateurs si leur contenu est généré par l’IA. Si une telle divulgation n’est pas reçue pour le contenu synthétique, les entreprises devront soit étiqueter proactivement le contenu, soit le retirer dans les cas de deepfakes non consensuels.
Les règles imposent que les images générées par l’IA soient étiquetées de manière proéminente. Bien que la version provisoire ait spécifié que 10% de toute image devait être couverte par une telle divulgation, les plateformes ont obtenu un peu plus de flexibilité.
Principes de protection juridique
Comme avec les règles IT existantes, le non-respect des règles pourrait entraîner une perte de protection juridique, principe légal stipulant que les sites permettant aux utilisateurs de publier du contenu ne peuvent pas être tenus responsables de la même manière qu’un éditeur de livre ou de périodique. Les intermédiaires de médias sociaux qui deviennent conscients ou établissent qu’ils ont sciemment permis ou promu des informations générées synthétiquement en contravention avec ces règles pourraient voir leur protection juridique annulée.
Mesures administratives
Les règles rétablissent également partiellement un amendement notifié en octobre 2025, qui avait limité chaque État à désigner un seul responsable autorisé à émettre des ordres de suppression. Les États peuvent désormais notifier plus d’un tel responsable pour répondre aux besoins des États ayant de grandes populations.
