Ordonnance Exécutive de Trump : Un Cadre National pour l’Intelligence Artificielle

Aperçu de l’Ordonnance Exécutive du Président Trump : « Assurer un Cadre Politique National pour l’Intelligence Artificielle »

Le 11 décembre 2025, le Président Trump a signé une ordonnance exécutive visant à limiter les pouvoirs des gouvernements des États en matière de réglementation de l’intelligence artificielle (IA).

Une réglementation réduite ne signifie pas un risque réduit

Avec une seconde ordonnance exécutive, le Président des États-Unis, Donald Trump, a renforcé sa politique de déréglementation de l’IA, promouvant une approche minimaliste qui privilégie la rapidité et l’innovation au détriment des garde-fous. Cette ordonnance vise à limiter et à préempter la réglementation de l’IA au niveau des États, jetant les bases pour que le gouvernement fédéral conteste les lois étatiques sur l’IA.

Les objectifs de l’Ordonnance Exécutive

Les objectifs déclarés de cette ordonnance sont clairs :

  • Éviter un « patchwork réglementaire » de 50 États qui crée des défis de conformité et étouffe l’innovation.
  • Éviter que les dispositions anti-discrimination de certaines lois étatiques « n’incorporent un biais idéologique dans les modèles ».
  • Affirmer que les lois étatiques sur l’IA violent la Clause de Commerce en « réglementant de manière inacceptable au-delà des frontières des États ».

Actions directrices pour les agences exécutives

L’ordonnance impose plusieurs actions aux agences exécutives :

  • Le Procureur Général doit créer un Groupe de Travail sur les Litiges concernant l’IA dans un délai de 30 jours.
  • Le Secrétaire au Commerce doit publier une évaluation des lois étatiques existantes sur l’IA dans les 90 jours.
  • Un avis politique doit être publié pour rendre les États avec des lois « pesantes sur l’IA » inéligibles à certains financements fédéraux.
  • La Commission Fédérale des Communications (FCC) doit initier une procédure pour déterminer l’adoption d’une norme fédérale de reporting pour les modèles d’IA.
  • La Commission Fédérale du Commerce (FTC) doit créer une déclaration politique pour expliquer quand les lois d’État sont préemptées.

Exemple de loi étatique en conflit

L’ordonnance cite la loi sur la « discrimination algorithmique » du Colorado, qui entrera en vigueur en juin 2026, comme un exemple spécifique d’une loi étatique en désaccord avec la politique de l’ordonnance. Cette loi pourrait pousser les modèles à produire des « résultats faux » pour éviter un traitement différentiel.

Conséquences et implications

Les ordonnances exécutives émises par le Président des États-Unis ne préemptent pas les lois étatiques existantes régissant l’IA. Ainsi, toutes les lois étatiques et locales restent applicables. Les États pourraient contester les actions des agences exécutives, invoquant le 10ème Amendement et des questions de coercition liées à la Clause de Dépenses.

Naviguer dans l’incertitude de l’IA

Les organisations doivent comprendre que la déréglementation ne les exonère pas de risques. Les problèmes liés à l’IA ne se manifesteront pas nécessairement comme des « réclamations d’IA », mais plutôt à travers des voies juridiques bien établies telles que :

  • Responsabilité Produit : Échec d’un véhicule autonome à détecter des piétons en raison de défauts de conception.
  • Loi sur les Pratiques Déloyales : Outils de vente basés sur l’IA ciblant injustement des consommateurs vulnérables.
  • Loi sur la Protection des Données : Collecte de données personnelles sans consentement approprié.

Bien que ces exemples soient illustratifs, l’incertitude entourant la réglementation de l’IA ne réduit pas le risque juridique. Les autorités réglementaires et les plaignants privés peuvent toujours poursuivre des actions en justice, même en l’absence de règles spécifiques à l’IA.

Scroll to Top