Financement du CIHR pour un projet mondial sur la réglementation de l’IA en santé
La doyenne Colleen M. Flood a reçu 355 724 $ des Instituts canadiens de recherche en santé (CIHR) pour un projet mondial visant à examiner comment la réglementation des dispositifs médicaux peut mieux soutenir l’utilisation sécuritaire et efficace de l’intelligence artificielle (IA) dans les soins de santé. Ce projet est co-dirigé avec le professeur Catherine Régis (Université de Montréal), le professeur Anna Goldenberg (Hôpital pour enfants malades/Université de Toronto), le Dr Devin Singh (Hôpital pour enfants malades) et le professeur Teresa Scassa (Université d’Ottawa).
« L’IA en santé a le potentiel d’améliorer radicalement l’accès aux soins, d’améliorer la qualité et de soutenir des systèmes de santé plus efficaces et équitables », déclare Flood. « Réaliser cette promesse dépend toutefois de la prise en compte des risques réels et évolutifs afin que les Canadiens reçoivent les soins sécuritaires et de haute qualité qu’ils méritent. »
Optimisation de la réglementation des dispositifs médicaux
Titré « Optimiser la réglementation des dispositifs médicaux d’intelligence artificielle », cette étude de quatre ans se concentre sur la manière dont le cadre réglementaire canadien peut continuer à évoluer pour répondre aux technologies en rapide avancement, en particulier l’apprentissage machine et l’IA générative. Bien que Santé Canada ait déjà pris des mesures importantes pour moderniser la surveillance dans ce domaine, le rythme et l’adaptabilité de la réglementation seront critiques. Le projet met l’accent sur l’apprentissage d’autres juridictions afin d’identifier des approches réglementaires agiles qui peuvent répondre aux systèmes d’IA évolutifs, offrant des performances variables selon les contextes cliniques et introduisant de nouvelles formes de risque.
Flood, une érudite de premier plan en droit et politique de la santé et chef d’équipe de l’initiative de recherche financée par le CIHR, Machine M.D., souligne que l’IA remet en question les hypothèses réglementaires traditionnelles concernant les technologies statiques.
« Assurer la sécurité des patients, la confiance du public et l’innovation durable nécessite des approches réglementaires capables de s’adapter aux changements technologiques », ajoute-t-elle.
Analyse et comparaison des cadres réglementaires
Le projet analysera et comparera les cadres réglementaires au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, dans l’Union européenne, en Australie, au Brésil et au Nigeria. En collaboration avec un réseau mondial de chercheurs, de régulateurs, de groupes de patients, de communautés autochtones et d’organisations professionnelles de la santé, l’équipe élaborera des modèles de lois et des outils réglementaires qui protègent les patients tout en soutenant une innovation responsable. Une base de données publique en ligne suivra les problèmes de sécurité et les réponses réglementaires tout au long et au-delà du projet.
« L’objectif est de positionner le Canada non seulement comme un leader mondial en innovation en santé-IA, mais aussi dans les approches réglementaires qui rendent cette innovation sécuritaire, fiable et évolutive », conclut Flood. « L’innovation et la réglementation sont interdépendantes — et le succès du Canada dépend de l’avancement simultané des deux. »
La doyenne Flood donnera une conférence publique intitulée « Machine M.D. : La gouvernance de l’IA liée à la santé » le 12 février de 12h à 14h dans le Robert Sutherland Hall. Pour en savoir plus sur cet événement, qui est organisé par l’École des politiques publiques de Queen’s, consultez le site officiel de l’école.
