Responsabilité accrue des procureurs généraux concernant l’intelligence artificielle
Le procureur général de l’Arizona, Kris Mayes, enquête sur des rapports indiquant que le chatbot d’intelligence artificielle de xAI, Grok, intégré à la plateforme de médias sociaux X, aurait été utilisé pour générer et distribuer des contenus d’abus sexuels sur des enfants (CSAM) ainsi que des images exploitatives et non consensuelles.
Suite à une enquête similaire en Arizona, le procureur général de Californie, Rob Bonta, a envoyé une lettre de cessation et d’abstention à xAI, exigeant que l’entreprise prenne des mesures pour arrêter la création et la distribution de CSAM et d’images intimes non consensuelles générées par Grok.
Proposition de loi sur la responsabilité de l’intelligence artificielle
Le procureur général du Nouveau-Mexique, Raúl Torrez, accompagné d’un représentant de l’État, a annoncé qu’ils proposeront à la législature de l’État le Artificial Intelligence Accountability Act. Cette loi imposerait plusieurs obligations :
- Exigence de marqueurs numériques latents pour identifier le contenu comme synthétique.
- Obligation pour les fournisseurs concernés d’offrir des outils gratuits permettant de vérifier l’authenticité et l’origine du contenu numérique.
- Autorisation pour le procureur général d’enquêter sur les violations et d’imposer des amendes pouvant atteindre 15 000 $ par infraction.
- Augmentation de la peine maximale d’emprisonnement d’un an supplémentaire pour l’utilisation de l’IA générative afin de commettre un crime, entre autres mesures.
Ces initiatives visent à assurer une plus grande transparence et responsabilité dans le domaine de l’intelligence artificielle, en particulier face aux risques d’abus et d’exploitation associés à ces technologies émergentes.
