Trump demande la préemption fédérale des lois étatiques sur l’IA

Trump demande la préemption fédérale des lois étatiques sur l’IA

Le président Donald Trump a récemment exhorté le Congrès à préempter les lois étatiques “cumbersome” sur l’intelligence artificielle (IA) et à interdire aux États de réglementer le développement de l’IA. Cette déclaration marque une nouvelle étape dans une volonté fédérale persistante de contrecarrer les réglementations au niveau des États.

Cadre politique national sur l’IA

Cette demande de préemption fait partie d’un cadre politique national en matière d’IA, qui décrit les éléments d’une norme nationale légère pour le développement de l’IA. Les réactions à ce cadre ont été immédiates et variées.

La représentante du Vermont, Monique Priestley, a critiqué ce cadre, le qualifiant de “carte blanche pour Big Tech” et d’un abandon des politiques nationales. Brad Carson, ancien congressiste de l’Oklahoma, a ajouté que cela transforme l’industrie de l’IA en “Mad Max”.

Réactions de l’industrie technologique

En revanche, des groupes de l’industrie technologique ont salué le modèle proposé par la Maison Blanche. Patrick Hedger, directeur des politiques chez NetChoice, a affirmé que la Maison Blanche comprend les enjeux de l’IA et ce qu’il faut pour être compétitif à l’avenir. Victoria Espinel, PDG de la Business Software Alliance, a également souligné que ce cadre favorise une conversation nécessaire à Washington.

Objectifs du cadre proposé

Le cadre est destiné à servir de feuille de route pour le Congrès, alors qu’il envisage comment réglementer et encourager le développement de l’IA aux États-Unis. Il est divisé en sections, appelant à :

  • Protéger les enfants
  • Encourager le développement de l’IA tout en protégeant contre les risques
  • Soutenir l’innovation tout en respectant les droits de propriété intellectuelle
  • Prévenir la censure de l’IA
  • Développer une main-d’œuvre prête pour l’IA
  • Préempter les lois des États pour établir une norme nationale “minimale”

Pression sur les États

Depuis l’exécutif de Trump, une vision amicale de l’industrie par rapport au développement de l’IA a été adoptée, mettant l’accent sur la concurrence avec la Chine et une réglementation minimale. Cette approche contraste avec l’accent mis par l’administration Biden sur la sécurité de l’IA.

Le “czar de l’IA” de Trump, David Sacks, a soutenu un cadre fédéral et a appelé à la préemption des réglementations étatiques. Bien qu’aucun obstacle formel à la réglementation étatique de l’IA n’ait encore été dressé, la pression exercée sur les États a eu des effets notables.

Par exemple, un projet de loi sur la sécurité de l’IA parrainé par les Républicains dans l’Utah a échoué après qu’un mémo de la Maison Blanche a exprimé son opposition. De même, un projet de loi sur les droits de l’IA soutenu par le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a rencontré le même sort.

Conclusion

Le cadre proposé par la Maison Blanche vise à éviter un “patchwork fragmenté de réglementations étatiques” qui pourrait nuire à la compétitivité nationale tout en respectant le fédéralisme et les droits des États. Les Républicains de la Chambre des représentants ont rapidement promis de “prendre des mesures” pour mettre en œuvre le cadre de Trump, tandis que la sénatrice Marsha Blackburn a introduit un nouveau projet de loi de discussion sur l’IA incluant un langage de préemption.

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