Le paradoxe de la confiance en l’IA expose les lacunes en matière de littératie et de gouvernance
Informatica, par Salesforce, a publié une étude sur les directeurs des données qui met en évidence un paradoxe de confiance concernant l’utilisation de l’IA dans les entreprises. Bien que les responsables des données rapportent une augmentation de la confiance des employés envers les données de l’IA, une inquiétude généralisée subsiste quant à la littératie en matière de données et d’IA ainsi qu’à la gouvernance déficiente.
Contexte de l’étude
Le rapport, intitulé “CDO Insights 2026: La gouvernance des données et le paradoxe de la confiance en matière de littératie des données et de l’IA prennent le devant de la scène”, repose sur une enquête menée auprès de 600 responsables des données. Il inclut des résultats pour l’Europe et le Royaume-Uni sur le rythme d’adoption de l’IA générative et de l’IA agentique, ainsi que sur les priorités d’investissement pour la gestion des données et la formation des employés.
Adoption de l’IA
En Europe, 68% des répondants ont déclaré que leurs entreprises avaient commencé des pilotes d’IA agentique d’ici la fin du premier trimestre 2026. Au Royaume-Uni, 61% des répondants prévoyaient de commencer à devenir une entreprise agentique.
Parallèlement, 79% des entreprises européennes devraient avoir adopté l’IA générative d’ici la fin du premier trimestre 2026.
Le paradoxe de la confiance
Les résultats de l’enquête soulignent un écart entre la confiance perçue et la préparation perçue. Les responsables des données européens affirment que 61% des employés font confiance à la majorité ou à la totalité des données utilisées par leur organisation pour l’IA, tandis que ce chiffre est de 52% au Royaume-Uni.
Dans le même temps, 96% des répondants européens ont déclaré que le personnel avait besoin de plus de formation en IA ou en littératie des données pour utiliser l’IA ou ses résultats de manière responsable. Parmi eux, 82% ont appelé à davantage de formation en littératie des données, et 71% à plus de formation en littératie de l’IA.
Liens entre littératie et gouvernance
Informatica a lié cet écart de littératie aux préoccupations en matière de gouvernance. L’étude a révélé que 77% des répondants européens estiment que la visibilité et la gouvernance de l’IA dans leur organisation n’ont pas suivi l’utilisation de la technologie IA par les employés.
Motivations pour l’adoption de l’IA
Les répondants européens ont cité l’amélioration de la prise de décision commerciale et l’amélioration de la collaboration des employés comme les principales raisons de l’adoption plus large de l’IA, chacune à 32%. L’optimisation des processus internes a suivi avec 28%, tandis que l’amélioration de l’expérience et de la fidélité des clients est arrivée en troisième position avec 27%.
Priorités d’investissement
L’étude suggère un changement dans les plans de dépenses alors que l’IA passe des phases pilotes à un déploiement plus large. Elle a constaté que 85% des organisations européennes s’attendent à dépenser plus pour la gestion des données et de l’IA en 2026, 23% d’entre elles s’attendant à une augmentation significative.
Les responsables des données européens ont également cité trois domaines comme raison principale de cette dépense supplémentaire : le perfectionnement des employés pour améliorer la fluidité des données et de l’IA, la protection des données et la sécurité, ainsi que l’amélioration de la gouvernance des données et de l’IA, chacune à 44%.
Obstacles à la production
La qualité et la fiabilité des données sont apparues comme des obstacles récurrents. L’étude a révélé que 57% des responsables des données européens considèrent la fiabilité des données comme un obstacle clé lors du passage des initiatives d’IA générative de la phase pilote à la production.
Les répondants ont également exprimé des préoccupations concernant le fait que les pilotes d’IA avancent sans régler les problèmes de fiabilité sous-jacents. 50% des responsables des données européens ont déclaré qu’ils étaient très ou extrêmement préoccupés par le fait que de nouveaux pilotes d’IA avancent sans résoudre les problèmes de fiabilité des données évidents dans les initiatives précédentes.
Conclusion
Le rapport souligne que l’IA agentique sans une forte gouvernance des données n’est pas une innovation, mais une exposition. Une confiance aveugle dans l’IA, sans une littératie des données et de l’IA adéquate, donne aux organisations un faux sentiment de sécurité. Il est encourageant de constater des signes de maturité dans l’approche des organisations envers l’IA et les systèmes agentiques.
