Rwanda et Kenya : Leaders africains de l’IA sur la scène mondiale

Rwanda et Kenya : Leaders de l’IA en Afrique lors d’un forum mondial

Lors d’une plateforme mondiale de politique numérique à Kuwait, le Rwanda et le Kenya ont présenté comment ils se positionnent en tant que leaders dans le parcours de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, alors que les gouvernements du monde entier débattent de la manière de gouverner les technologies à rapide avancée et de gérer leurs risques.

Assemblées et discussions

Les discussions ont eu lieu lors de la 5ème Assemblée Générale de l’Organisation de Coopération Numérique (DCO) et du Forum International de Coopération Numérique (IDCF), sous le thème « Prospérité Inclusive à l’Ère de l’IA ». Ce rassemblement a réuni des ministres, des décideurs, des leaders technologiques et des organisations internationales pour façonner l’avenir de la coopération numérique et de la gouvernance de l’IA.

Le Rwanda en tête

Lors du forum, le Ministre d’État rwandais pour les TIC et l’Innovation, Yves Iradukunda, a souligné l’ambition du pays de se positionner comme un hub régional pour l’IA appliquée, ancrée sur le développement d’infrastructures, la formation de compétences et l’adoption qui génèrent un impact national mesurable.

Iradukunda a mis l’accent sur le fait que l’approche du Rwanda privilégie des cadres qui favorisent à la fois la safety et la croissance économique, avec un déploiement de l’IA axé sur des résultats concrets plutôt que sur l’expérimentation seule. Il a souligné les progrès réalisés dans des secteurs tels que la santé, l’agriculture, l’éducation et la technologie financière, où des outils numériques sont utilisés pour améliorer la qualité des services et la productivité.

Au cours des dernières années, le Rwanda a déployé d’importantes initiatives liées à l’IA en partenariat avec des organisations technologiques et de développement mondiales, en alignement avec son agenda Vision 2050 pour construire une main-d’œuvre prête pour l’IA, renforcer les services publics et accélérer la croissance économique. Le ministre a insisté sur le fait que pour les économies en développement, l’impact significatif de l’IA dépendra de partenariats mondiaux solides qui aident à combler les lacunes en matière d’infrastructure et de compétences.

Le Kenya se concentre sur la gouvernance et la coopération

La délégation du Kenya était représentée par William Kabogo, le Secrétaire de Cabinet pour l’Information, les Communications et l’Économie Numérique. Il a présenté l’IA comme un défi transfrontalier, en notant que les risques associés à cette technologie transcendent de plus en plus les frontières nationales et ne peuvent être gérés par un seul pays agissant seul.

Au niveau national, le Kenya finalise des cadres politiques sur l’IA axés sur l’adoption, l’innovation et l’utilisation responsable, avec le développement des compétences numériques et la qualité des services publics identifiés comme des piliers essentiels. Le pays considère l’IA comme un outil pour améliorer l’efficacité gouvernementale et préparer sa main-d’œuvre aux emplois futurs.

Kabogo a également souligné la participation active du Kenya aux initiatives numériques régionales et internationales, y compris la collaboration à travers des plateformes telles que Smart Africa, et a exprimé sa volonté de travailler étroitement avec la DCO et des partenaires mondiaux pour garantir que le développement de l’IA soit inclusif et bénéfique pour tous.

Le rôle croissant de l’Afrique dans les discussions mondiales sur l’IA

Ensemble, les messages du Rwanda et du Kenya reflètent une dynamique plus large des pays africains cherchant à aller au-delà d’une simple adoption passive des technologies étrangères et à jouer un rôle actif dans la manière dont l’IA est gouvernée et déployée.

En utilisant des plateformes multilatérales telles que la DCO et l’IDCF pour présenter des stratégies et priorités nationales, les gouvernements africains cherchent à obtenir une voix plus forte dans les conversations mondiales sur la sécurité de l’IA, les compétences, les services publics et la transformation économique.

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