Perspectives sur les politiques de l’IA et des semi-conducteurs en 2026

2026 : Perspectives sur la réglementation de l’IA et les semi-conducteurs

En 2026, la réglementation de l’intelligence artificielle (IA) se dessine comme un enjeu majeur, où la compétitivité et la sécurité nationale sont au cœur des préoccupations. Les décideurs politiques reconnaissent à la fois les risques et les promesses associés à l’IA, et cette année est marquée par des actions exécutives, des législations ciblées et des expérimentations agressives au niveau des États.

Cadre national de l’IA et débat sur la préemption fédérale

La nécessité d’un cadre national pour l’IA prend de l’ampleur au sein du Congrès, alimentée par des inquiétudes concernant un paysage législatif fragmenté. Les législateurs craignent que des exigences divergentes au niveau des États n’imposent des charges de conformité importantes aux entreprises développant et déployant l’IA à grande échelle. Plusieurs républicains, dont le sénateur Ted Cruz et le représentant Jay Obernolte, se positionnent au centre de ce débat en cherchant à instaurer des limites à la réglementation étatique ou à établir des normes fédérales.

Ordres exécutifs et actions des agences : préemption fédérale sans nouvelle législation

Alors que le Congrès lutte pour légiférer, l’administration Trump a opté pour des actions exécutives. L’Ordre Exécutif de décembre 2025, intitulé « Assurer une politique nationale pour l’intelligence artificielle », vise explicitement la préemption fédérale, déclarant que la dominance américaine en matière d’IA dépend d’un cadre politique national peu contraignant. En 2026, l’administration prévoit de mettre en œuvre sa stratégie par le biais des agences, avec plus de 90 actions fédérales en cours, y compris la création d’un groupe de travail sur les litiges liés à l’IA dirigé par le DOJ.

Législation étatique contre politique fédérale : risques de conformité dans un système réglementaire fragmenté

Les gouvernements des États continueront d’agir comme des laboratoires de politique de l’IA, adoptant des régimes de conformité détaillés que les entreprises doivent naviguer. Plusieurs lois entrent en vigueur ou s’étendent en 2026, notamment en Californie, Colorado, Texas, New York et Floride. La loi SB 53 de Californie est largement considérée comme un standard de facto, démontrant comment les lois étatiques peuvent façonner les normes de conformité nationales.

IA et semi-conducteurs : contrôles à l’exportation et politique commerciale

La gouvernance de l’IA en 2026 ne peut être dissociée de la politique des semi-conducteurs. Le 21 janvier, le Comité des affaires étrangères de la Chambre a avancé la loi AI OVERWATCH, visant à traiter les exportations de semi-conducteurs avancés comme des ventes d’armement. Cette loi interdirait la vente de puces Nvidia Blackwell à des entités étrangères préoccupantes pour deux ans, permettant aux fabricants américains de produire plus de puces avancées domestiquement.

Dans le même temps, l’administration a imposé un tarif de 25% sur un ensemble limité de puces avancées importées aux États-Unis, une mesure largement perçue comme un moyen indirect d’exiger que les États-Unis reçoivent 25% des revenus associés aux exportations de ces puces vers la Chine.

En conclusion, la préemption restera un sujet de controverse au Congrès, avec des États républicains comme la Floride et le Texas avançant leurs propres cadres d’IA. Les actions exécutives et législatives continueront de façonner le paysage de l’IA et des semi-conducteurs, avec des implications importantes pour la compétitivité et la sécurité nationale des États-Unis.

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