Qu’est-ce que les Super PACs Pro-AI pourraient signifier pour la régulation de l’IA
L’intelligence artificielle (IA) est devenue un sujet brûlant, perturbant tout, du marché du travail domestique aux relations internationales. À l’approche des élections de mi-mandat de 2026, les conversations sur la régulation de l’IA s’intensifient, et ceux de la Silicon Valley souhaitent placer les bons candidats autour de la table pour orienter les discussions en leur faveur.
Pourquoi les entreprises technologiques créent-elles des Super PACs pro-AI ?
Les entreprises technologiques veulent profiter d’un président pro-AI, notamment Donald Trump, qui plaide pour un développement accru de l’IA et moins de régulations. De plus, les entreprises américaines craignent que d’autres pays, principalement la Chine, ne prennent de l’avance dans la course à l’IA et souhaitent des politiciens qui adopteront des lois favorisant l’avancement de l’IA et maintenant la domination américaine dans l’industrie.
Pour cela, certaines des personnalités les plus en vue du secteur de l’IA investissent dans des Super PACs — des comités d’action politique qui peuvent lever des fonds illimités pour soutenir ou s’opposer à des candidats politiques, tant qu’ils ne contribuent pas directement à la campagne d’un candidat. Actuellement, Andreessen Horowitz et OpenAI ont formé un Super PAC pro-AI, et Meta a également lancé son propre Super PAC.
Les Super PACs pro-AI et leur impact potentiel
La Silicon Valley utilise son influence politique à travers plusieurs Super PACs, notamment Leading the Future, Mobilizing Economic Transformation Across California et The American Technology Excellence Project.
Leading the Future
Ce Super PAC, dirigé par le président d’OpenAI, Greg Brockman, et la société de capital-risque Andreessen Horowitz, a récolté 125 millions de dollars en 2025. Son objectif est de défendre des candidats pro-AI, quel que soit leur affiliation politique, tout en s’opposant à ceux qui estiment que l’IA avance trop rapidement. Le PAC cible actuellement un membre de l’Assemblée de New York, Alex Bores, qui parraine le RAISE Act, une loi visant à imposer un plan de sécurité aux grands laboratoires d’IA.
Mobilizing Economic Transformation Across California
Lancé par Meta, ce Super PAC prévoit d’investir des dizaines de millions de dollars pour soutenir des candidats démocrates et républicains en Californie qui croient en des politiques favorables à l’IA. Cela survient dans le contexte de la course au poste de gouverneur de Californie, alors que le gouverneur Gavin Newsom envisage ses perspectives présidentielles pour 2028.
The American Technology Excellence Project
Ce Super PAC, également créé par Meta, vise à combattre ce qu’il considère comme des lois d’État lourdes concernant l’IA et la technologie à travers le pays. Meta, à travers ces initiatives, se positionne comme l’un des plus grands dépensiers corporatifs lors des élections de mi-mandat de 2026.
L’influence croissante de l’IA à Washington
Les Super PACs pro-AI ne sont pas une nouveauté, mais leur montée en puissance change la donne pour l’avenir de la réglementation de l’IA aux États-Unis. Le lobbying pour l’IA a considérablement augmenté, le nombre de clients impliqués dans le lobbying sur les questions liées à l’IA passant de 270 en 2019 à 566 en 2023.
Conclusion
Pour les grandes entreprises technologiques, la réglementation de l’IA est la bienvenue uniquement si elle favorise la croissance de la technologie. Les Super PACs pro-AI représentent des véhicules pour garantir que les décideurs politiques accélèrent le développement de l’IA et éliminent les obstacles juridiques. Ainsi, les élections de 2026 pourraient constituer une opportunité énorme pour consolider le pouvoir dans l’industrie de l’IA.
